Hygiène au travail L’hygiène au travail, pour faire face à
quels risques ? (1/3)
L'hygiène au travail est l'un des moyens
élémentaires de la prévention des maladies
professionnelles
La notion d'entretien va bien plus loin que le simple coup de
balai. Les enjeux sont en effet plus importants qu'ils n'y paraissent,
car se profilent à l'horizon les risques d'accidents dus,
par exemple, à un toit abîmé, un sol glissant,
un réseau électrique défectueux ou encore
à une climatisation non contrôlée. On peut
ajouter, concernant les bâtiments anciens, les risques liés
à la présence d'amiante. Ou encore, pour les imprimeurs
numériques qui utilisent des encres à solvants,
les dangers qui découlent d'une mauvaise aération
des locaux. Le manque d’hygiène à des conséquences
importantes: mains contaminées par des substances chimiques,
biologiques, cancérogènes, reprotoxiques ou mutagènes,
objets porteurs de bactéries, virus, substances chimiques,
contamination de l'air par des poussières, nocives ou non,
entraînant asthmes, maladies des bronches, allergies…
Dans la restauration et l'agro-alimentaire, le manque d'hygiène
peut contaminer les produits qui intoxiqueront ensuite les consommateurs.
Dans cette optique, un entretien régulier et des contrôles
réalisés par des professionnels devraient prémunir
les établissements contre de fâcheuses éventualités.
Du moins, celles qui sont connues ou prévisibles. On observe
cependant que des contraintes physiques et toxiques importantes
continuent à sévir sur les lieux de travail. En
France, les experts estiment qu'il y a environ 5 000 décès
par an liés à l'inhalation sur les lieux de travail
de cancérogènes, de poussières, de vapeurs
ou de substances chimiques.
Sources :
- http://fr.wikipedia.org
- INRS : "Dossier Risque biologique en milieu professionnel"
www.inrs.fr/dossiers/risquebiologique.html
- Caractère – juillet 2004
Protéger contre les risques chimiques
Les niveaux d’exposition aux agents chimiques en milieu
de travail ont fortement diminué au cours des vingt dernières
années, en particulier du fait des progrès importants
de la réglementation, de la dynamique impulsée par
le plan santé-travail (2005-09) et de l’implication
des acteurs institutionnels. Des engagements avec les pouvoirs
publics ont été signés en 2008 par diverses
branches professionnelles (chimie, pétrole, métallurgie…)
pour améliorer la prévention des risques liés
plus particulièrement aux agents cancérogènes,
mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR). Néanmoins,
de nombreux salariés restent exposés. C’est
le cas par exemple dans des TPE et PME n’ayant pas un niveau
technologique suffisamment élevé ou dans des secteurs
connexes à la production industrielle comme les activités
de maintenance ou de nettoyage.
La mise en œuvre de mesures de gestion adaptées
aux risques, la mise à disposition d’outils performants
d’aide à l’évaluation et à la
gestion du risque chimique pour les entreprises, le renforcement
de l’information sur les risques sont autant d’éléments
essentiels constitutifs d’une politique active vis-à-vis
des enjeux de santé et sécurité sanitaire
liés aux agent chimiques. Ceci implique, pour être
à la hauteur de ces enjeux, le développement en
amont d’une expertise scientifique forte, durable et indépendante.
Elle vise à éclairer au mieux les choix de gestion
qui pourront être faits et à délivrer des
référentiels et outils pertinents pour l’ensemble
des phases de l’évaluation du risque chimique.
Source :
Ministère du travail, des relations sociales, de la famille,
de la solidarité et de la ville.
www.travail-solidarite.gouv.fr/ministere/conseil-orientation-conditions-travail-coct/...
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Documents mis en ligne en janvier 2010
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