Hygiène au travail Ce que dit la loi (2/2)
La qualité de l’air : les valeurs limites d'exposition
professionnelle
Certaines activités professionnelles exposent le travailleur
à des substances en suspension dans l'atmosphère
(gaz, vapeurs, aérosols...), qui peuvent être dommageables
pour sa santé.
Une exposition nulle à un polluant est pratiquement impossible
à mettre en oeuvre, en dehors de l'interdiction d'emploi
du produit à l'origine de la pollution. Pour prévenir
la survenue de pathologies d'origine professionnelle dues à
l'exposition à ce polluant, il faut réduire le plus
possible cette exposition et fixer une limite à celle-ci.
On définit donc des niveaux de concentration dans l'atmosphère
à ne pas dépasser. Ce sont les valeurs limites d'exposition
professionnelle (VLEP). Elles sont fixées par le ministère
chargé du Travail ; quelques valeurs sont aussi recommandées
par la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs
salariés (CNAMTS). Pour quelque 400 produits chimiques,
elles sont indicatives et doivent être considérées
comme des objectifs minimaux. Pour quelques autres, elles sont
contraignantes : poussières, amiante, benzène, chlorure
de vinyle, plomb, quartz, etc. Les valeurs limites ne sont pas
définitives. Elles sont révisées périodiquement
en fonction de l'état des connaissances.
Les établissements assujettis au Code du Travail doivent
respecter des règles en matière d'aération.
La règlementation concerne les locaux fermés ou
le personnel est amené à séjourner. Elle
s'applique aussi à tous les lieux où le personnel
doit intervenir et où il existe un risque lié à
la qualité de l'air. L'article R.232-5 du code du travail
pose deux objectifs : maintenir un état de pureté
de l'atmosphère propre à préserver la santé
des travailleurs ; éviter les élévations
exagérées de température, les odeurs désagréables
et les condensations.
La règlementation distingue deux grandes catégories
de locaux et de pollution :
1/ les locaux dits à pollution non-spécifique
quand la pollution est liée à la seule présence
humaine (bureaux, salles de réunion, locaux de formation)
à l'exception des locaux sanitaires.
L'article R. 232-5-2 du code de travail précise que dans
ces locaux l'aération doit avoir lieu par ventilation mécanique
ou par ventilation naturelle permanente par des ouvrants accessibles
aux occupants (portes, fenêtres). Le volume d'air par occupant
doit être égal ou supérieur à 15m3
pour les bureaux ou les locaux où est effectué un
travail physique léger / 24m3 pour les autres locaux pour
que ce seul mode de ventilation soit autorisé.
La ventilation mécanique est assurée par une installation
mécanique : air neuf pris à l'extérieur ou
air recyclé et donc obligatoirement filtré).
2/ Les locaux dits à pollution spécifique si des
polluants y sont émis (gaz, vapeurs, brouillard, fumées,
poussières...).
Les objectifs de ventilation prévus par la réglementation
doivent être pris en compte dès la conception de
l'installation.
Les textes imposent un échange d'information entre les
parties impliquées dans la réalisation et la conduite
de l'installation.
Le maître d'ouvrage doit mettre à disposition des
locaux des moyens de ventilation adaptés aux activités
prévues. Il doit informer le futur occupant au moyen d'une
notice d'instructions décrivant l'ensemble de l'installation
afin que ce dernier puisse l'utiliser et l'entretenir dans les
meilleures conditions.
Le chef d'établissement doit, pour sa part, vérifier
que les caractéristiques de l'installation de ventilation
sont adaptées à l'activité prévue.
Elles doivent permettent d'assurer la salubrité
de l'air de sorte que les concentrations en polluant restent inférieures
aux valeurs limites fixées et qu'elles ne sont pas dangereuses
pour la santé.
Il est responsable de la maintenance et de l'entretien de l'installation
et doit en assurer régulièrement le contrôle.
Par ailleurs, il existe des règles de ventilation particulières
pour certains travaux ou activités. Elles s'ajoutent aux
dispositions prévues pour les locaux à pollution
spécifiques.
Aération et assainissement de l’air
Dans les locaux fermés, l’air doit être renouvelé
de façon à maintenir un état de pureté
de l’atmosphère dans le but de préserver la
santé des travailleurs et d’éviter des élévations
exagérées de températures, une humidité
trop importante ou des odeurs désagréables (article
R. 4222-1 du Code du travail).L’employeur est obligé
de respecter certaines dispositions en cas de travail dans des
locaux à pollutions spécifiques (où sont
émis des polluants sous forme de gaz, de vapeurs, de poussières
ou d’aérosols liquides), notamment en ce qui concerne
le respect de valeurs limites d’exposition (article R. 4222-10
du Code du travail).
Sources :
- INRS
Dossier «Hygiène au travail» : www.inrs.fr/dossiers/hygiene.html
Introduction aux valeurs limites d'exposition professionnelle
- Synthèse établie par Anne Le Roy, Assistante juridique
INRS Paris.
Dossier : "Prévention des risques liés à
l'exposition professionnelle aux rayonnements ionisants"
: www.inrs.fr/dossiers/radioprotection.html
Dossier “Le plomb au travail” : www.inrs.fr/dossiers/plomb.html
- http://www.travail-solidarite.gouv.fr/actualite-presse
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Documents mis en ligne en janvier 2010
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