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L’entrainement, terreau opérationnel

SECURITE DES LIEUX DE TRAVAIL || Gestion de crise - risques majeurs - PCA
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Suite de la chronique Gestion de crise avec une autre bonne pratique applicable en tous les domaines d’activité (services, industries, opérateurs, municipalités, associations, commerces…). En entrainant vos intervenants, vous forgez une cohésion au sein de vos équipes et vous vous construisez un dispositif opérationnel efficient et prêt à tout, même au pire.


Quittons (momentanément) la planification pour rejoindre la préparation opérationnelle de vos équipes.
Souvent confondu avec les exercices (qui seront traités le mois prochain), l’entrainement est le moment privilégié où l’opérationnel s’approprie ses missions, ses protocoles, son environnement éventuellement dégradé, ses appuis, ses soutiens… Il pourra même y proposer des modifications qui lui paraissent plus adaptées. 
Contrairement aux exercices, l’entrainement se déroule au rythme de chacun. L’entraineur et l’opérationnel peuvent même s’offrir des temps morts pour étudier un détail, revenir en arrière pour rejouer une phase voire expérimenter une nouvelle voie. Contrairement aux exercices, on ne passe à l’aval que lorsque l’amont est validé et maitrisé.
Comme au foot ou au rugby, l’entrainement est soit individuel soit collectif.
Lors des entrainements, je vous conseille de faire tenir chaque poste simultanément par tous les opérationnels de la liste de substitution. Cela permet les échanges internes, terreau des bonnes solutions et, le jour J, vous aurez la même capacité quel que soit le détenteur du poste. Vous venez de créer la cohésion du poste.

La cohésion de l’équipe, elle, se forge lors des entrainements collectifs. Il vous revient, pour cela, de proposer des thèmes de plus en plus complexes. Non seulement, vous évitez la lassitude mais vous développez la confiance en soi de chaque opérationnel au sein de l’équipe. Chacun mesure son rôle et la puissance de l’équipe où chaque poste est essentiel. Les joueurs d’échec savent le pouvoir des pions. Lorsque les premiers de cordée savent qu’ils ne sont rien sans les derniers, l’équipe existe.
L’entrainement a ce pouvoir !

Les vrais chefs, ceux qui savent cheffer, exploitent les entrainements pour développer chez leurs coéquipiers ce que l’on appelle : l’intelligence de situation (qui sera traitée dans une chronique à venir), capacité autorisant des délégations et, par-là, la conduite opérationnelle au plus près de l’action.

Les entrainements ne suscitent guère l’enthousiasme quand ils sont menés comme application de la formation (du haut vers le bas). Ceux, qui l’ouvrent à la participation de chaque opérationnel, s’en félicitent. J’en témoigne.
L’entrainement est un véritable terreau dont les fruits opérationnels sont nombreux. A consommer sans modération.


Prochain thème de la chronique : les exercices, contrôles de la planification et des entrainements.

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