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Donner un ordre, un art complexe de chef

Chronique François Vernoux
SECURITE DES LIEUX DE TRAVAIL || Gestion de crise - risques majeurs - PCA
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Souvent confondu avec une injonction, l’ordre relève de l’art de cheffer. Telle la partie visible d’un iceberg, il est l’aboutissement du long processus de cohésion et de fondation d’une équipe.


On peut classer les ordres en 3 types :

L’ordre de tempo : Tel celui du chef d’orchestre avec sa baguette. Pour être exécuté, cet ordre ne doit pas surprendre. Il est attendu. Il fût préparé lors des entrainements et validé lors des exercices.

L’ordre de conduite : Faisant référence à une planification, la confortant ou l’adaptant. Il fait donc aussi appel à l’entrainement et aux exercices. Il gagne à laisser libre court à l’intelligence de situation (cf. chronique N°5) de celui qui reçoit l’ordre afin de rechercher la performance. Un tel ordre doit se décomposer en 5 items : Situation, intention, action, organisation, contraintes.
L’item situation permet à celui qui reçoit l’ordre de comparer son ressenti de la situation à celui de son chef et cadre son espace de l’intelligence de situation pour atteindre l’intention, but de la tactique en cours. L’item action prescrit ce que le chef attend au sein d’une organisation et dans un espace de « liberté » bornée par des contraintes.
Un tel ordre recherche une obéissance dans l’esprit et non à la lettre. Il ouvre la voie à l’excellence.

L’ordre d’urgence : Donné en situation de crise ou inédite, n’ayant pas fait l’objet de planification ou dont la planification est devenue inapplicable. Là, se dévoile le CHEF ! L’équipe va le suivre une fois de plus car elle a confiance en lui. Il l’a toujours encouragée et conduite au succès. Cette confiance créée lors des entrainement et consolidée au fil des jours produit aujourd’hui ses fruits et fédère les acteurs. Les 5 items cités ci-dessus sont à conserver même si leur poids change. L’opérationnel découvre la situation et l’intention du chef.  Ces 2 items éclairent sa part d’action dans une organisation et avec des contraintes. La cohésion de l’équipe valorise alors les capacités individuelles. Et, qui sait, la stupeur et le stress amoindris, les 5 items ouvrent la voie à l’intelligence de situation.

Ce n’est pas parce que l’on est un chef que l’on est obéi, mais c’est parce que l’on est obéi que l’on est un CHEF.

Prochain thème de la chronique :  rédaction d’un compte-rendu
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