La prévention du risque chute de hauteur
Pour que le travail en hauteur soit exécuté en sécurité,
l'employeur doit privilégier la protection collective sur la protection
individuelle. Le Code du travail a évolué récemment
et précise les règles pour l'utilisation d'équipements
de travail lors des travaux temporaires en hauteur.
Travaux du BTP, interventions ponctuelles sur un bâtiment
ou sur un équipement pour maintenance, remplacement de
luminaires, lavage des vitres du bâtiment...tous
les établissements sont concernés par les chutes
de hauteur :
- les établissements industriels,
commerciaux ou agricoles et leurs dépendances,
- les offices publics ou ministériels,
- les professions libérales,
- les sociétés civiles,
- les syndicats professionnels,
- les associations et groupements de quelque
nature que ce soit,
- les établissements publics à
caractère industriel et commercial,
- les établissements publics déterminés
par décret qui assurent tout à la fois une mission
de service public à caractère administratif, industriel
et commercial,
- les ateliers des établissements
publics dispensant un enseignement technique ou professionnel.
Des
obligations pour le chef d'établissement
La réglementation ne donnant pas de définition du travail
en hauteur, c'est au chef d'établissement, responsable de la santé
et de la sécurité de ses salariés, de rechercher
l'existence d'un risque de chute de hauteur en procédant à
l'évaluation du risque. Il se conforme ainsi à l'un des
principes généraux de prévention énoncés
à l'article L. 230-2 du Code du travail. Pour que le travail en
hauteur soit exécuté en sécurité lorsque le
risque existe, l'employeur devra prendre des mesures fondées sur
ces principes à savoir : éviter les risques, les évaluer
quand ils ne peuvent être évités, concevoir des postes
de travail et choisir des équipements et des méthodes de
travail adaptés à l'homme. Il doit tenir compte de l'évolution
des techniques et planifier la prévention. La protection collective
doit être privilégiée par rapport à la protection
individuelle. Enfin, les salariés doivent être informés
des risques et des mesures préventives.
Prévention
du risque de chute lors de la conception et de l'utilisation des bâtiments
De par leur conception, les bâtiments et leurs équipements
doivent permettre le nettoyage sans danger des surfaces vitrées,
en façade ou en toiture en donnant la priorité chaque fois
que possible aux solutions de protection collective (article R. 235-3-2
du Code du travail).
Après la construction ou l'aménagement de bâtiments,
le maître d'ouvrage doit remettre au chef d'établissement
un dossier de maintenance des lieux de travail, comprenant notamment les
dispositions prises pour le nettoyage des surfaces vitrées en élévation
et en toiture, l'accès en couverture, les moyens d'arrimage et
de stabilité des échafaudages ou des nacelles, les travaux
d'entretien intérieur (article R. 235-5). En cas de coordination
de chantier, ce dossier de maintenance fait partie du dossier d'intervention
ultérieure sur l'ouvrage (article R. 238-37). Les passerelles,
planchers en encorbellement, les plates-formes en surélévation
et leurs moyens d'accès doivent être protégés
contre les chutes (article R 233-45). Les postes de travail extérieurs
sont conçus et aménagés de manière à
prévenir le risque de chute des travailleurs (articles R. 235-3-20
et R. 232-1-10). Les zones de passage comportant un risque de chute de
personnes sont signalées et leur accès interdit aux personnes
non autorisées (articles R. 232-1-3 et R. 232-1-4).
L'intervention en hauteur s'effectue depuis un plan de travail.
Celui-ci est constitué d'un plancher sensiblement plat
et horizontal, stable et possédant une résistance
adéquate. Des dispositifs périphériques apportent
une protection contre la chute de hauteur. Le garde-corps fait
partie de ceux-ci.
L'installation de moyens temporaires de protection contre les
chutes de hauteur doit être envisagée lorsque les
installations permanentes ne sont pas en mesure de constituer
un poste de travail sécurisé comprenant ses accès.
Cette catégorie regroupe un nombre important d'équipements :
garde-corps en périphérie de la zone d'intervention,
échafaudages fixes ou mobiles, filets ou surfaces de recueil
élastiques, plateformes-élévatrices ou nacelles
… Le choix de l'équipement dépend essentiellement
de la nature du travail et de la hauteur d'intervention. L'évaluation
des risques permet d'orienter le choix mais le garde-corps est
à privilégier.
Les articles R. 4323-58 à R. 4323-68 du code du travail
précisent les dispositions générales pour
l'exécution en sécurité des travaux temporaires
en hauteur, y compris les accès. Les activités liées
à la construction sont les plus concernées par les
équipements temporaires compte tenu du caractère
provisoire des interventions.
Dans certains cas, l'installation de garde-corps provisoires en
périphérie d'un plancher ou d'une trémie
constitue une protection contre la chute. Les garde-corps peuvent
être mis en œuvre suivant les prescriptions de la
norme "NF EN 13374 Garde-corps périphériques
provisoires".
Sources :
INRS – La Prévention des chutes de hauteur –
fiche pratique de sécurité ED 130 – septembre
2008
www.inrs.fr/publications/ED130.html
http://www.pmc-safe.com/Les%20chutes%20de%20hauteur.pdf
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