Défibrillateur : utilité et utilisation
Des statistiques inquiétantes
Tous les ans, 40 000 personnes sont victimes d'un arrêt
cardiaque extra-hospitalier, soit 110 par jour (données
Inserm, 11 mai 2005). Le taux de survie est estimé à
seulement 3 ou 4 %.
Chaque minute qui passe réduit le taux de survie de 10%.
De longues minutes s'écoulent avant que les secours soient
prévenus et arrivent sur les lieux.
Or des solutions existent, notamment grâce aux défibrillateurs
automatisés et semi-automatisés externes. Dans 70%
des cas d'arrêt cardiaque, des témoins sont présents
et pourraient agir. A Seattle, où l'installation de défibrillateurs
est généralisée, le taux de survie est estimé
entre 20 et 30 %, alors qu'il n'est que de 2 à 3% en France.
Selon l'INSERM, une intervention rapide, grâce au massage
cardiaque et au défibrillateur, pourrait permettre de sauver
près de 5 à 10 000 vies supplémentaires
chaque année.
L'installation de défibrillateur est donc de ce point de
vue une exigence de santé publique.
1 minute perdue = 10% de chance de survie en moins
Le SAMU de Paris a mené une étude sur un ensemble
de victimes âgées de moins de 70 ans, en état
d'arrêt cardio-respiratoire, pour lesquelles des témoins
avaient alerté rapidement les secours et pratiqué
les premiers gestes de survie avec des défibrillateurs.
Il a été démontré que le taux de survie
des victimes sans séquelles peut atteindre 38%.
Sources :
http://www.trainducoeur.fr/medias/pdf/cp.pdf
http://www.secourisme-defibrillateur.com/efficacite-defibrillateur.php
|