Confort acoustique Bruits, sons, inconfort acoustique : définitions
Le son
Les sons sont des vibrations de l'air, plus ou moins rapides, qui se
propagent en ondes acoustiques. Ils sont définis par leur fréquence,
exprimée en Hertz (Hz).
Le son est aigu quand la fréquence est élevée (vibrations
rapides), devient plus grave quand elle diminue (vibrations lentes).
L’oreille réceptionne les sons à l’aide de
l’oreille externe (pavillon, conduit auditif terminé par
une membrane appelée tympan), l’oreille moyenne (3 petits
os : l’étrier, l’enclume et le marteau) qui assure
la transmission des sons du tympan à l’oreille interne, l’oreille
interne (caisse de résonance)
L’oreille interne amplifie les vibrations, les transforme en influx
nerveux puis les transmet au cerveau qui va les analyser et provoquer
la « sensation auditive ».
Le bruit / niveau de bruit
Le bruit est une notion subjective qualifiant un son désagréable
ou gênant. Il est mesuré en décibel à l’aide
d’un sonomètre.
Le décibel A (dB (A)) permet de définir le niveau réellement
perçu par l'oreille (décibel physiologique) : 0 dB(A) est
le bruit le plus faible qu'une oreille (humaine) peut percevoir et 50
dB(A) le niveau habituel de conversation. On estime le seuil de nocivité
à 80 dB(A) dès lors que l’on y est exposé 8h
par jour. Enfin, 120 dB(A) est un niveau de bruit provoquant une sensation
douloureuse.
Pour un niveau de bruit très élevé, perçu
différemment par l’oreille, on utilise comme unité
de mesure le décibel C (dB(C))
Les niveaux sonores suivent une échelle non linéaire, c'est-à-dire
qu’ils ne s’ajoutent pas, mais se composent. Ainsi, alors
qu’une seule machine émet un niveau de bruit de 80dBA, 2
machines fonctionnant ensemble émettront 83dB(A).
Le confort acoustique
Le confort acoustique définit la maîtrise des bruits. En
clair, il consiste à entendre les sons que l’on choisit (qui
nous sont agréables) et ne pas entendre les autres.
Son influence sur la qualité de vie quotidienne et professionnelle
est admise. En revanche, un mauvais confort acoustique procurera, sur
une période plus ou moins longue, des effets négatifs (nervosité,
sommeil contrarié, fatigue). À terme, il peut entraîner
des problèmes pour la santé.
Le confort acoustique est également une notion subjective : il
diffère selon les personnes pour des raisons physiologiques ou
psychosociologiques. Ainsi, l’individu est plus ou moins sensible
au niveau de bruit ambiant ou à certains types de son (grave ou
aigu).
En chiffres
À l’occasion de la Journée Nationale de l’Audition,
le 10 mars, JNA-IPSOS-Réunica a publié une enquête
évaluant les nuisances sonores auxquelles sont exposés les
Français (voir notre article du 10 mars 2011 : « Journée
nationale de l'audition le jeudi 10 mars »).
On y apprend que 39 % des salariés, tous secteurs d’activités
confondus, sont gênés par le bruit sur leur lieu de travail
: secteurs de l’industrie, de la construction et de l’agriculture
(68 % à 70 %), commerce, administration et services (53 % à
60 %).
L’inconfort acoustique du lieu de travail, exposant les salariés
à un niveau de bruit désagréable, trop important
ou sur une trop longue période, n’est pas exempt de conséquences
pour ces derniers. Simplement gênant au départ, le bruit
peut s’avérer responsable de nombreuses pathologies.
Egalement dans le dossier Confort
acoustique
- L’exposition
prolongée au bruit en milieu de travail, facteur de risques
- Limiter l'exposition
au bruit
- Ce que dit la loi
Documents mis en ligne en mai 2011
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