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Les dessous du monde des start-up

Les dessous du monde des start-up

Cliché californien à base de babyfoot et d’afterworks ou nouveau modèle de management convivial ? La start-up fait parler d’elle. Plusieurs entreprise viendront partager sur leurs expériences sur les conditions de travail dans ces entreprises.

Vincent Giraudeaux, Président de la Fédération des Acteurs de la Prévention, fondateur d’YSEIS et de BUILT et Sonia Rive, fondatrice de l'Annuaire QVT animeront une table ronde sur les potentielles différences entre une politique QVT dans une start-up et une dans une entreprise plus "conventionnelle".

Qui a raison ? Qui a tord ? L'idée sera plutôt de partager plusieurs retours d'expérience pour voir comment le fonctionnement des start-up peut influencer celui de l'entreprise et inversement.

Préventica a d'ailleurs posé quelques questions à Vincent Giraudeaux, qui a lui-même lancé une entreprise et une start-up.

Quelles sont les spécificités de la start-up du point de vue de la prévention ?

Dans la start-up, il y a un côté « court terme ». La structure n’a pas vocation à vivre plus de 3 ans, en moyenne. Le startuppeur a une bonne idée, il la valorise puis il la vend rapidement et part sur une autre idée. C’est compliqué pour un salarié de start-up de s’inscrire dans une culture d’entreprise alors qu’il sait qu’il ne va pas rester dans la structure plus de deux ans. Et c’est aussi compliqué pour le patron de miser sur le long terme avec ses employés. Tout va très vite dans la start-up. La Qualité de Vie au Travail doit donc s’adapter.

S’adapter c’est mettre un baby-foot dans l’espace commun ?

Je suis très critique sur le baby-foot mais, au final, je me suis rendu compte que c’était indispensable pour créer ce liant qu’on ne peut pas créer sur le long terme. La start-up met des artifices en place pour compenser le fait qu’on saigne les gens, parce qu’ils sont jeunes et malléables. La start-up n’est pas dans un mode de fonctionnement où elle fait subir ça aux gens. Ceux qui y viennent savent que c’est du court terme. Il n’y a pas d’injustice ou de scandale, ils savent que c’est comme ça, et ça leur va.

Comment ça se passe dans une entreprise « classique » ?

Dans les entreprises « classiques », on parle de « culture de prévention ». L’entreprise va organiser un séminaire, une fois par an. Dans la start-up, il n’y a pas le temps pour ça, il se passe tellement de choses, qu’il faut plutôt des petits évènements, tous les jours… comme une partie de babyfoot, un apéro. Ce sont des moments où on échange, on communique et quand on bosse ensemble sur un projet, il y a une vraie complicité, il y a autre chose.

Peut-on vraiment comparer les deux ?

Ce sont deux objectifs, deux modes de gestion différents, il n’y a donc pas de comparaison possible. Je dirai que la start-up est comme une « ville nouvelle ». On y trouve tous les commerces, les écoles, des parcs, etc, mais quand on y vit, il manque quelque chose. C’est parce que ces villes nouvelles n’ont pas d’histoire, pas d’âme. On ne fait qu’y passer.

 

Ne manquez pas la conférence "Conditions de travail dans les START UP : le paradis... ou presque !", mardi 22 juin à 13h en salle C.

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