L’Organisation Internationale du Travail (OIT) a publié en avril un rapport examinant les effets des risques psycho-sociaux au travail sur la santé des travailleurs. Selon l’Organisation, les risques psychosociaux deviennent l’un des défis les plus importants pour la santé et la sécurité au travail dans le monde du travail contemporain.
Le rapport estime plus de 840 000 décès liés à des facteurs psychosociaux au travail chaque année. Ce chiffre regroupe des pathologies graves dont les risques sont augmentés par les risques psychosociaux, tels que les maladies cardiovasculaires et troubles mentaux (dépression, l’anxiété, troubles du sommeil). L’impact de ces troubles sur la santé des travailleurs représente une perte de 1,37% du PIB mondial, selon l’Organisation.
L’OIT identifie 5 « grands facteurs de risques psychosociaux » au travail : la tension professionnelle (fortes exigences associées à un faible contrôle), le déséquilibre efforts-récompenses, l’insécurité de l’emploi, les longues heures de travail, ainsi que le harcèlement et les violences au travail.
Le rapport observe « l’environnement psychosocial » des entreprises à travers le monde, qu’il définit comme l’ensemble des éléments liés à l’organisation du travail et aux interactions professionnelles. Cet environnement est constitué de 3 niveaux : la nature du travail, l’organisation du travail et les politiques qui régissent le travail.
Pour l’OIT, en agissant sur les 3 niveaux de l’environnement psychosocial du travail afin de traiter ces risques, les entreprises peuvent créer « des environnements de travail plus sains qui bénéficieront les travailleurs tout en renforçant productivité et résilience économique. »
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