Bien que le sujet progresse avec l’allongement de la vie professionnelle, les enjeux de pénurie de main d’œuvre et de prévention de l’absentéisme, la ménopause au travail reste un sujet tabou même parmi les sujets de santé féminine (comme l’endométriose, les règles douloureuses ou le cancer du sein).
La ménopause génère notamment des symptômes de fatigue, gêne, stress. Ces symptômes peuvent se traduire par de la perte d’efficacité, des absences ou du travail supplémentaire pour compenser.
Pour Florence Chappert de l’Anact, Responsable de la Mission Egalité Santé au travail, la ménopause est un enjeu de maintien dans l’emploi : certaines femmes perdent confiance en elles, réduisent leurs ambitions professionnelles, voire quittent leur travail du fait des symptômes de la ménopause.
L’Anact recommande d’agir sur les conditions de travail, de mauvaises conditions pouvant aggraver les effets de la ménopause : un environnement mal ventilé peut causer des bouffées de chaleur, la concentration en baisse peut rendre les missions à forte charge mentale plus difficiles, etc.
Pour l’Agence, agir implique également de prendre en compte les spécificités des métiers des femmes et des hommes et les différences selon les sexes. Cela nécessite d’engager des mesures portant sur l’environnement de travail, mais aussi les équipements et l’organisation du travail.
La prévention des risques professionnels reste un enjeu majeur encore sous-évalué dans les métiers à prédominance féminine, rappelle Florence Chappert.
La ménopause démarre en moyenne autour de 51 ans et dure entre 7 et 14 ans. Elle concerne 17,2 millions de femmes de plus de 45 ans. La moitié d’entre elles déclarent « une altération importante de leur qualité de vie ».
59% des femmes entre 45 et 64 ans sont en emploi.
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