Entre 2019 et 2024, le nombre d’arrêts de travail a augmenté de 10%, pour atteindre 9,1 millions d’arrêts. Cette augmentation représente une hausse de 7 milliards d’euros de dépenses d’indemnités journalières depuis 2016, soit 17,9 milliards d’euros en 2025.
Afin de réduire cette hausse, le Gouvernement met en œuvre une stratégie globale mobilisant l’ensemble des acteurs (assurés, professionnels de santé et entreprises) autour de trois axes complémentaires :
- renforcer la prévention, notamment en matière de santé au travail, de risques professionnels et de qualité de vie et des conditions de travail, afin de réduire les arrêts évitables,
- mieux accompagner les assurés et favoriser le maintien dans l’emploi, grâce à un suivi médical régulier et à des dispositifs facilitant le retour à l’activité, afin de prévenir les situations de désinsertion professionnelle,
- renforcer les contrôles et la lutte contre les comportements abusifs, à travers la sécurisation des prescriptions, l’intensification des contrôles et le développement d’outils de régulation.
Des mesures ont déjà été engagées depuis 2024 : encadrement des arrêts prescrits en téléconsultation, sécurisation des formulaires d’arrêt, renforcement des contrôles des assurés et des prescripteurs, et intensification de la lutte contre la fraude.
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 renforce ces mécanismes. Elle limite la durée des prescriptions et améliore le suivi médical.
Une campagne nationale de promotion de la santé mentale en entreprise sera déployée en 2026 autour de la communauté des « Entreprises s’engagent ». Le Plan Santé Travail 2026-2030 sera également publié « avant l’été 2026 » et indiquera des leviers supplémentaires pour agir sur les 3 axes.
La France a le 5ème taux d’absentéisme le plus haut de l’OCDE, représentant 21 jours d’absence par an en 2024.
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