La plateforme de référence pour un environnement de travail sain et sécurisé

La crise actuelle génère énormément de stress

Angoisse, irritabilité, le confinement et la crise liée à la pandémie peuvent affecter notre santé mentale. David Mahé, Président de Stimulus, Expert en santé psychologique au travail nous explique pourquoi et comment les managers peuvent accompagner leurs équipes dans ce contexte particulier.

En quoi la crise que nous traversons est-elle particulièrement génératrice de stress ?
C’était d’abord une crise sanitaire, avec une rupture brutale et subie dans nos conditions de vies professionnelles et personnelles, avec des peurs inhabituelles comme la mort, le virus qui rodent. Cela devient une crise économique et sociale de grande ampleur. On retrouve donc à la fois des facteurs de stress habituels liés à l’activité comme les exigences du travail, le rythme et l’intensité des changements (…), mais aussi des facteurs spécifiques comme le bouleversement du lien social, l’inquiétude face à l’avenir, la peur du chômage ou de la pauvreté.

Le télétravail est-il un facteur favorisant l’exposition aux risques psychosociaux ?
Le télétravail, en règle générale est plutôt un facteur de protection et de motivation pour les salariés. Mais, dans ce contexte de crise Covid-19, il nous expose à certains facteurs de risques psychosociaux importants et spécifiques. Ce télétravail n’est pas choisi, il est contraint. Il n’a pas été anticipé, il est soudain. Il n’est pas volontaire, il est obligatoire. Il n’est pas limité à certains métiers, il est massif et généralisé. Enfin, certaines conditions du télétravail (confinement, présence des enfants, inconfort des logements, flux ininterrompu d’interactions) ne sont pas propices à un travail de qualité. A côté de certaines belles expériences, on est confrontés à des situations délétères, des inégalités et des contraintes nouvelles.
 
Comment les managers peuvent-ils gérer ces situations ?   
Nous les invitons à être particulièrement attentifs à l’état d’esprit de leurs collaborateurs, qui vivent tous une épreuve collective qui les fatigue, les stresse, provoque des réactions inhabituelles et des accidents relationnels. Le lien social et la cohésion des équipes sont mis à mal. Ensuite, prenons conscience que cette crise, ce n’est pas un sprint. C’est une course d’endurance. Nous devons inscrire la vie d’équipe dans le temps long. Enfin, assumons de piloter l’activité avec une dose forte d’incertitude sur l’avenir.  Dans ce contexte, nous leur proposons de s’intéresser à trois priorités de management : le travail, le social et la reconnaissance.

Sur le même sujet

Présents à Préventica

Voir l'ensemble des partenaires