L’État de santé psychique des travailleurs s’est fortement dégradé début 2021

sante-qvt - Risques psychosociaux
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Selon une étude de la Dares, la direction des études et statistiques du ministère du Travail, la crise sanitaire n’a pas été sans conséquence sur les conditions de travail et les risques psychosociaux en entreprise.


54 % des travailleurs ont eu une relative stabilité des conditions de travail par rapport à l’avant-crise sanitaire et 32 % ont eu des conditions de travail en partie dégradées. Tel est la principale conclusion de l’enquête de la Dare, réalisée par l’institut de sondage Ipsos.

« La crise induit une intensification du travail et une hausse de l'insécurité de l'emploi, mais aussi souvent un sentiment d'utilité accru »

Selon les résultats publiés, nous pouvons noter une forte diversité des situations de travail pendant la crise sanitaire. Ce qui amène à partager les salariés selon 4 catégories :

  • peu d’impact : 1 travailleur sur 2
    Ce sont plutôt des hommes, ouvriers ou employés, de + de 45 ans, qui travaillent surtout dans l‘agriculture, l’industrie et la construction.
  • intensification : 1 travailleur sur 3
    Ce sont plutôt des femmes, cadres ou de professions intermédiaires qui travaillent surtout dans la santé, l’enseignement ou le commerce de détail.
  • dégradation : 1 travailleur sur 10
    Ce sont plutôt des femmes, en télétravail, cadres ou de professions intermédiaires qui travaillent dans l’enseignement ou la banque et les assurances.
  • accalmie : moins de 1 travailleur sur 20
    Ce sont plutôt des hommes, ouvriers ou employés, de moins de 34 ans, qui travaillent surtout dans l’hébergement et la restauration ou dans les activités culturelles.

L’enquête montre que des conditions de travail dégradées sont associées à une contamination accrue et à une dégradation générale de l'état de santé des travailleurs. 18 % des travailleurs déclarent avoir été contaminés par le Covid-19 et le risque de dépression a doublé par rapport à 2019.

Pour information, l’enquête Tracov a eu lieu du 25 janvier au 7 mars en France métropolitaine. Étaient interrogés les individus occupant un emploi actuellement ou ayant occupé un emploi pendant la crise sanitaire et l’ayant quitté ou perdu depuis.

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