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Trois experts de l’Observatoire national de la qualité de vie au travail des professionnels de santé et du médico-social donnent l’alerte

MANAGEMENT RH / QVT || RPS / Incivilité / Santé mentale
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12/01/2022

Philippe Colombat, Eric Galam et Matthieu Sibé, membres de l’Observatoire national de la qualité de vie au travail des professionnels de santé et du médico-social (ONQVT), ont remis leur démission et publient une tribune pour alerter sur la « mort de l’hôpital public ».


L’objectif du texte est clair : "Réveiller et remettre en route une véritable stratégie nationale de la QVT pour que l’Observatoire et la mission ne soient pas des coquilles vides ou de simples alibis." Philippe Colombat, professeur des universités en hématologie, CHU de Tours et université de Tours, Éric Galam, professeur des universités en médecine générale à l’université Paris-Diderot et Matthieu Sibé, maître de conférences en sciences de gestion à l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement de l’Université de Bordeaux co-signent un texte qui tire la sonnette d’alarme.
Les trois hommes annoncent : « l’hôpital public est en train de mourir et la carte sanitaire de se désertifier ! » Pourtant, ils rappellent que le gouvernement avait mis en avant une politique forte de qualité de vie au travail pour le secteur de la santé et du médico-social. En 2016, la stratégie nationale pour la qualité de vie au travail (SNQVT) est publiée. Ses objectifs sont remis en avant en 2021 par la publication de plusieurs loi, circulaire et plan d’actions.
Mais sur le terrain, les choses peinent à bouger, les moyens de viennent pas selon les trois hommes. « A ce jour, les postes évoqués dans le Ségur de la Santé ne sont pas arrivés, bloqués dans les Agences régionales de santé (ARS). Après le premier épisode Covid, la gouvernance gestionnaire a repris ses droits à l’hôpital : plus question de création de lits ou de postes, mais plutôt de blocage des effectifs au nom de la contrainte budgétaire. » Et les productions de l’ONQVT restent lettres mortes…
En conclusion, les trois démissionnaires rappellent l’intérêt de la Qualité de vie au Travail : « Il s’agit d’un enjeu humain qui impose une réponse politique forte, volontaire et assortie des moyens adaptés à un fonctionnement pertinent et coordonné. Engagement, persévérance et vigilance restent de mise. »

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