Pouvez-vous expliquer en quoi consiste ce palmarès ?
Notre ambition derrière ce palmarès, c’est de mettre en avant des entreprises qui favorisent l'égalité professionnelle, de toute taille, et de tout secteur d'activité. Ces organisations sont proactives sur le sujet. Cette année, nous avons mis en avant 50 entreprises, toutes certifiées par Great Place to Work, elles ont donc déjà un niveau de culture de confiance qui est important. Ensuite, nous appliquons des filtres liés à la représentativité des femmes dans les effectifs et dans le management, notamment la perception qu’ont les femmes dans ces structures. En parallèle, chaque année, nous réalisons aussi une enquête globale pour mesurer les tendances chez les salariés français.
Quels sont les résultats marquants recensés cette année ?
Ce qu'on observe, pour les salariés français, c'est que l'égalité professionnelle est de mieux en mieux perçue. De 2020 à 2026, les chiffres évoluent positivement. Mais dans le détail, nous constatons que cette perception progresse beaucoup plus vite du côté des hommes que du côté des femmes. Les politiques, les efforts faits par les entreprises concernant l’égalité professionnelle sont mieux perçus chez les hommes que chez les femmes. Par exemple, 86 % des hommes estiment que la rémunération à poste équivalent est équitable, contre 76 % chez les femmes. Dans le même ordre d’idée, seules 33 % des femmes estiment que leur travail est rémunéré à sa juste valeur, contre 45 % pour les hommes, soit un écart de 12 points.
Comment expliquer cet écart de perception ?
Plusieurs éléments peuvent expliquer ces disparités importantes de perceptions. Certaines entreprises peuvent encore manquer de rôles modèles qui permettent aux femmes de se dire : « C’est possible ». Ensuite, les actions de certaines entreprises ne sont tout simplement pas suffisantes ou perçues comme faibles au niveau de l’égalité professionnelle. Mais d’un autre côté, cela peut être dû aux inégalités structurelles que les programmes d’actions en entreprise n’ont pas encore ou ne peuvent pas régler. Par exemple, nous savons que les femmes sont surreprésentées dans des postes et dans des secteurs moins bien rémunérés, ou sous-représentées dans certains métiers. Malheureusement, l’entreprise ne peut pas agir sur tous les problèmes sociétaux, mais il y a encore des actions à mener pour que ce qu’elle met en place corresponde parfaitement aux attentes des collaborateurs.
Quels seraient alors les leviers à actionner ?
Il existe différents grands types d'actions à envisager. Bien sûr certaines doivent concerner la rémunération et la transparence salariale. D’autres doivent permettre de sensibiliser les acteurs du recrutement aux biais qui existent dans ce processus. Ensuite, beaucoup d’entreprises mettent déjà en place des programmes autour de la parentalité ou de l’aidance, des thèmes qui concernent particulièrement les femmes. Tout cela peut être extrêmement bénéfique. Le plus important est de mettre en lumière une recherche de l'égalité professionnelle.
En savoir plus :
- Site internet de Great Place to Work
- Découvrir le palmarès Great Place To Work for Women 2026
- Dossier Great Place To Work for Women