Un calcul basé sur les 25 meilleures années

Jusqu’à présent, le calcul de la retraite prenait en compte l’ensemble des années de travail. Cette méthode pouvait pénaliser ceux ayant connu des périodes de revenus faibles, par exemple lors de mauvaises récoltes ou d’investissements importants.

 

Dès 2026, la retraite de base des exploitants sera calculée sur les 25 meilleures années. Cette approche permet de mieux refléter la réalité économique des exploitants et d’assurer une pension plus juste.

 

 

 

Une transition progressive

 

La réforme se déploie en deux étapes :
 

  • 2026–2027 : application provisoire du nouveau calcul.
  • 2028 : recalcul définitif des droits. Si le calcul sur les 25 meilleures années est plus favorable, le montant de la retraite sera automatiquement revalorisé. Dans le cas contraire, le montant précédemment acquis restera garanti.
     

Cette transition garantit que personne ne perdra de droits acquis tout en permettant aux exploitants d’obtenir une retraite mieux adaptée à leur parcours.
 

 

Une simplification des cotisations sociales

En parallèle, le calcul des cotisations sociales des exploitants non-salariés sera simplifié. Il sera désormais basé sur le revenu professionnel brut unique, ce qui réduit les démarches administratives et les risques d’erreurs.

 

Cette mesure accompagne la réforme des retraites et vise à faciliter la gestion de la protection sociale pour les exploitants agricoles.
 

 

Récapitulatif pratique

 

Point cléAvant 2026À partir de 2026
Calcul de la retraiteToutes les années de carrièreLes 25 meilleures années
RecalculNonRecalcul en 2028 avec clause de sauvegarde
Cotisations socialesBases multiples selon la situationBase unique sur le revenu professionnel brut
ObjectifRetraite souvent faible en cas de revenus irréguliersRetraite mieux valorisée et adaptée aux aléas agricoles

 

Cette réforme marque une étape importante pour la protection sociale des exploitants agricoles, en garantissant une meilleure équité et en simplifiant certaines démarches administratives. Elle s’inscrit dans une volonté de reconnaître les spécificités et les défis propres aux carrières agricoles.
 

 

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