L’Insee, en partenariat avec la Dares, a publié une étude explorant la relation entre télétravail et productivité, dans les entreprises qui l’ont maintenu après la crise Covid-19. 

Pour la majorité des entreprises, le télétravail prend aujourd’hui une forme « hybride », de 3 jours en présentiel et 2 jours de télétravail.

 

 

Elle montre une hausse de productivité et une meilleure croissance dans ces entreprises. Une hausse de 10 points de la part de télétravailleurs est corrélée à un gain de 0,7 à 1,0% de croissance de la productivité entre 2019 et 2022.
 

Et ce quelle que soit la taille de l’entreprise : petites et moyennes entreprises (PME), entreprises de taille intermédiaire et grandes entreprises (GE) observent toutes une corrélation similaire entre télétravail et gain de productivité.

 

Les sociétés disposant initialement de bureaux séparés des autres locaux de production (usines, ateliers, magasins...) ont davantage eu recours au télétravail depuis la crise sanitaire : c’est le cas de 36 % d’entre elles, contre 10 % pour les autres.

 

Pour les salariés dans ces locaux séparés, le télétravail perturberait moins l’organisation du travail, et permettrait de diminuer les coûts en réorganisant les bureaux.

 

Le gain de productivité s’explique par une meilleure organisation du travail qui rend le télétravail possible, mais aussi des facteurs d’amélioration de conditions de travail : temps de trajet réduits, meilleure autonomie, environnement de travail plus calme.

 

Cette corrélation positive apparait cependant dans les entreprises ou la part de télétravailleurs reste modeste : lorsqu’elle atteint 20 à 25% du total des salariés, le gain de productivité s’essouffle. Pour l’Insee, cet épuisement suggère un effet de rendements décroissants, dus à l’émergence de coûts de coordination plus élevés lorsque de nombreux salariés télétravaillent.

 

 

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