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Un certain mal-être chez les agents de la Fonction Publique

TRAVAIL ET RELATIONS SOCIALES || RPS / Incivilité / Santé mentale
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Deux récentes études tendent à mettre en avant les difficultés que rencontrent les agents publics. Entre perte de sens et mauvaises conditions de travail, la rentrée parait difficile.


Le collectif Nos services publics vient de publier une enquête qui met en avant la perte de sens au travail, ressentie par les agents de la Fonction Publique. Sur les 4.555 répondants au questionnaire, 80% déclarent être confrontés 'régulièrement' ou 'très fréquemment' à un sentiment d'absurdité dans l'exercice de leur travail. Et ce, alors même que « la grande majorité déclare avoir rejoint le service public pour servir l’intérêt général ».

Ce sentiment serait lié à « l'incapacité des agents à mener à bien les missions de service public pour lesquelles ils se sont engagés », explique le collectif. Selon Nos services publics, cinq catégories principales de motifs engendrent la perte de sens :

  • le manque de moyens
  • un défaut de vision
  • le sentiment de servir autre chose que l'intérêt général
  • le poids de la structure
  • le manque de reconnaissance.

Malgré ces difficultés, 52% des personnes interrogées déclarent rester à leur poste pour le service de l'intérêt général, et 50% pour l'intérêt des missions. Mais 37% des répondants justifient leur maintien dans la fonction par « la difficulté de changer », en particulier les enseignants, et 35% par « la stabilité de l'emploi ».

Un autre sondage, réalisé cette fois-ci par Ifop pour Acteurs publics-Relyens, montre que les conditions de travail dans la Fonction Publique se seraient dégradées. Si l’étude indique que les fonctionnaires ont un ressenti majoritairement positif de leurs conditions de travail, il faut noter un certain recul.

La dégradation des conditions de travail depuis la crise sanitaire touche plus d’un tiers des fonctionnaires et continue de progresser légèrement. 36% des répondants estiment que l’environnement de travail a évolué négativement, 33% estiment que le dialogue social s’est détérioré, tout comme le rythme et les horaires de travail (30%).

Il faut quand même souligner que 33% des répondants trouvent que le télétravail et l’usage d’outils numériques évoluent dans le bon sens.

Enfin, concernant les améliorations à prévoir, les fonctionnaires pointent : de meilleures relations avec leur hiérarchie, avoir de meilleurs horaires et un meilleur rythme de travail et trouver un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée.