Un dirigeant sur deux présente un risque de burn-out

burn out dirigeant
TRAVAIL ET RELATIONS SOCIALES || RPS / stress / Incivilités
/

Les dirigeants sont les grands oubliés de la santé au travail, alors que leur santé mentale a été mise à rude épreuve avec la crise de la COVID-19.


La souffrance patronale reste encore un tabou, alors que les « patrons » sont le premier capital d’une entreprise. C’est pourquoi, en association avec l’observatoire Amarok, l’AIPALS, le service de santé au travail de l'agglomération de Montpellier, a souhaité interroger ses 3 600 chefs d’entreprises adhérents sur leurs ressentis et leurs besoins.

Les dirigeants interrogés se déclarent à une grande majorité en bonne santé : 6 dirigeants sur 10 décrivent leur santé physique comme bonne voire très bonne et excellente. Cependant, plus de la moitié d'entre eux estiment que leur santé mentale n'est pas bonne et près de 65% des répondants avouent souffrir de troubles du sommeil.

Globalement moins optimistes qu'avant la crise, les dirigeants interrogés sont impactés par la solitude et l'isolement propre à leur fonction (42,5% des répondants se décrivent comme isolés).
Cette crise a été également génératrice de stress et a augmenté le risque de burnout puisqu'il affecte plus de 50% des dirigeants interrogés dont 9,7% pour lesquels ce danger est très élevé. À  titre  de  comparaison,  avant  la  pandémie,  les études observent une part de la population qui a un risque «très élevé» de burnout oscillant entre 4% et 6,5%.

 "Les patrons sont les grands oubliés de notre système de santé au travail. Alors qu’ils sont au coeur de la « machine », l’Etat leur demande de prendre soin de leurs salariés, sans s’occuper d’eux… Cette situation est profondément illogique, injuste et contre-productive". constate Pierre-François CANET, Président de l’AIPALS.

Suite à ce questionnaire, l'AIPALS a décidé d’enclencher une véritable prise en charge des dirigeants, qui va bien plus loin qu’une simple cellule d’écoute durant la crise.