"Je vais me mettre en arrêt" : la formule plane comme une menace informelle, et irrite patrons et DRH. Mais à l'heure du burn-out généralisé et alors que la grève est devenue impraticable, l'arrêt n'est-il pas le dernier levier de résistance face à un monde du travail malade ?
Dans une société où la valeur d'un individu est jaugée à l'aune de son activité professionnelle, se mettre en arrêt revient à montrer une faiblesse, à trahir une équipe voire, à terme, à s'exclure d'une structure. L'employé devient responsable de sa propre incapacité à travailler dans un environnement où le mythe de l'absentéisme contribue à le culpabiliser.
Éva Blanck dissèque nos représentations de l'arrêt de travail et propose de renverser la charge : ce n'est pas le salarié qui est défaillant, mais l'organisation qui produit sa souffrance. Comment, dès lors, redonner une valeur politique à l'arrêt et réinventer un contrat de travail qui reconnaisse la vulnérabilité et restaure une dimension sociale ?
ARRÊT DE TRAVAIL : déconstruire les mythes et résister à la culpabilité
Éva Blanck déconstruit les idées reçues autour de l’arrêt de travail et la culpabilité qui l’accompagne. Elle interroge le rôle de l’organisation du travail dans la souffrance des salariés.
ARRÊT DE TRAVAIL : déconstruire les mythes et résister à la culpabilité
Eva BLANCK
EDITIONS LES LEONIDES, septembre 2026
- #Absentéisme
- 01/09/2026