Chaque année en France,  216 000 femmes sont victimes de violences de la part de leur conjoint ou de leur ancien partenaire. Un tiers des homicides sont perpétrés au sein du couple.

Comment les entreprises détectent-elles les cas de violences sur leurs salariées ? Comment agissent-elles ? La Fondation FACE (Fondation Agir Contre l'Exclusion) apporte un éclairage nouveau sur ce sujet encore tabou dans le monde du travail.

L'étude montre que les entreprises mènent des actions limitées face à l'ampleur de ces violations des droits humains, dont le coût économique et social est estimé à 2,5 milliards d'euros par an en France.
Pourtant des actions simples pourraient permettre aux entreprises de s'impliquer dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Renforcer l'information au sein des entreprises, réaliser des formations, rapprocher entreprises et associations, faciliter l'accès au logement des femmes victimes de violence, adapter les campagnes de communication et inclure l'entreprise dans le prochain plan de prévention sont autant de recommandations formulées par les auteurs d'une étude qui pose aussi la question de l'évolution du cadre législatif.

Certains entreprises se sont mobilisées sur le sujet. Ainsi PSA et Orange ont institutionnalisé la lutte contre les violences faites aux femmes dans les accords d'entreprise. L'entreprise Kering a quant à elle créé en 2009 la seule fondation d'entreprise exclusivement consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes, la « Fondation Kering », qui  soutient des ONGs, remet des prix à des entrepreneurs sociaux, lance des campagnes de sensibilisation, tout en impliquant ses collaborateur-rice-s.