L’Observatoire des métiers du BTP a publié les résultats d’une étude sur la perception et l’intégration des outils d’intelligence artificielle dans les entreprises du BTP.

 

Elle montre une utilisation actuelle limitée, par moins de 10% des chefs d’entreprise du BTP seulement. Il existe cependant un fort intérêt pour le déploiement des solutions dans les années à venir, 36% des chefs d’entreprise se montrant intéressés. Cet intérêt est particulièrement marqué dans les moyennes et grandes entreprises : 50% envisagent de recourir à ces technologies dans les prochaines années contre 30% dans les TPE. 35% des grandes entreprises ont déjà mis en place ce type de solutions, ou sont en train de les déployer.

 

Les outils d’AI générative sont majoritairement utilisés pour des tâches administratives (89%) et activités tertiaires comme la conception et les travaux d’étude (à 72%). Pour le futur, 42% souhaitent intégrer la reconnaissance visuelle à leur processus.
 

 

Pour intégrer l’IA, un besoin de faire évoluer les compétences

L’observatoire identifie 4 types de freins à l’intégration de l’IA dans les entreprises du BTP : les freins technologiques, économiques, organisationnels et culturels. Pour y faire face, l’observatoire encourage l’organisation d’apprentissage collectif pour garantir l’accessibilité des ressources et accompagner les transformations en cours, afin de renforcer la qualité du travail et d’accroître la performance des organisations et l’attractivité des métiers.
 

Pour réussir dans les projets d’intégration d’IA, l’étude recommande d’opérer le développement par paliers de maturités successifs :
 

  • les besoins fondamentaux : un socle solide de culture numérique et de maîtrise de la donnée. L’élévation générale du niveau de littératie numérique est d’autant plus importante qu’elle conditionne la fiabilité des systèmes d’IA à venir.
  • les besoins intermédiaires : acquérir des compétences pour relier les innovations aux métiers, sécuriser les transitions et maintenir une dynamique d’apprentissage continu.
  • les besoins avancés : interopérabilité, automatisation et sécurité, afin de maîtriser les interfaces et les systèmes interconnectés.

     

 

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