À quoi sert ce congé ?

Chaque parent pourra prendre un ou deux mois indemnisés. Le congé peut être pris en même temps que l’autre parent ou en alternance. Il est aussi possible de le fractionner en deux périodes d’un mois.

 

Exemple : Marie prend le premier mois après son congé maternité, et Paul prend le deuxième mois, chacun restant proche de leur enfant.

 

Qui peut en bénéficier ?

Le congé s’adresse à tous les parents et adoptants remplissant ces conditions :
 

  • parents d’enfants nés à partir du 1er janvier 2026, y compris les naissances prématurées prévues après cette date.
  • parents adoptants dont l’enfant arrive entre le 1er janvier et le 30 juin 2026.
     

Tous les actifs peuvent en bénéficier : salariés, travailleurs indépendants, agents publics ou artistes-auteurs.
 

Important : le congé supplémentaire doit être pris après le congé maternité, paternité ou adoption.

 

Quand peut-on le prendre ?

Le congé doit être utilisé dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.
 

  • pour un enfant né avant le 1er juillet 2026, le congé pourra commencer à partir de cette date,
  • pour un enfant né après le 1er juillet 2026, le délai se calcule à partir de la naissance ou de l’arrivée de l’enfant.
     

Certaines situations, comme les naissances multiples, permettent des prolongations automatiques.

 

Comment prévenir l’employeur ?

Le congé doit être signalé à l’avance : un mois en général, ou quinze jours seulement si le congé suit immédiatement le congé de paternité ou d’accueil de l’enfant. Les travailleurs indépendants adressent leur demande à la CPAM de résidence.

 

Comment est indemnisé ce congé ?

Le congé est indemnisé de la façon suivante :
 

  • premier mois : 70 % du salaire net antérieur
  • deuxième mois : 60 % du salaire net antérieur


Le plafond est fixé à 4 005 € par mois en 2026. Les travailleurs indépendants perçoivent une indemnité forfaitaire avec les mêmes abattements.


Avec quelles prestations ce congé ne peut-il pas être cumulé ? 

Ce congé ne peut pas être pris en même temps que certaines prestations : 
 

  • prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE),
  • complément libre choix du mode de garde,
  • allocation journalière de présence parentale,
  • allocation journalière de proche aidant,
  • indemnités journalières maladie ou maternité/paternité/adoption,
  • indemnités journalières accident du travail ou maladie professionnelle,
  • allocations chômage.
     

Ces prestations peuvent toutefois être utilisées l’une après l’autre.

 

 

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