Pouvez-vous présenter Handéo ?

Handéo, qui existe depuis 15 ans, est un organisme spécialiste des questions du handicap et du grand âge. Nous accompagnons des établissements spécialisés, des acteurs de droit commun, des entreprises… des organisations qui cheminent vers l’inclusion. Et en essayant d’améliorer les conditions de vie de l’ensemble de ces personnes, nous avons développé une activité de fabrication et de déploiement de labels ainsi que de certifications de services. Nous certifions principalement dans le champ du médico-social. Ce qui nous distingue c’est que nous sommes le seul organisme certificateur en France à être issu de l’économie sociale et solidaire. 


 

Pourquoi avoir créé un label lié aux salariés aidants ?

À l’origine c’est une idée d’un groupe de protection sociale, Klesia, qui a sollicité nos compétences sur ce sujet. En effet, lorsque l’on prend conscience du choc démographique à venir, il y a un véritable enjeu autour du vieillissement de la population : d’ici 2029, 1 salarié sur 4 sera aidant. Les aider alors à concilier vie professionnelle et personnelle devient progressivement un enjeu sociétal fort. 

 

 

En quoi consiste le label Cap Handéo salariés aidants ?

Le label sert à accompagner les entreprises sur la question de l’aidance : un sujet encore trop négligé au travail.  Cet outil se veut structurant pour sensibiliser et s’emparer pratiquement de ce thème via les dispositifs de référentiels qualité. La certification vient souligner des engagements de services en fonction de la taille de chaque entreprise selon trois piliers. D’abord l’état des lieux à faire par les entreprises : où en sont-ils sur la gestion des salariés aidants ? Combien de leurs collaborateurs sont concernés ? Quels sont leurs besoins ? Ensuite nous donnons des outils pratiques aux entreprises pour mesurer ces facteurs : un baromètre par exemple. Souvent, les entreprises se rendent compte qu’elles sont déjà concernées. Et enfin nous regardons quelle offre de services est proposées aux salariés aidants, qu’ils soient couteux ou non. Tout est envisageable et pris en compte : des solutions de répits, des aménagements d’horaires, des dons de congés, ou même un édito interne pour rassurer les collaborateurs avec des pistes de solutions et de contacts en soutien. Et pour finir, Handéo audite ensuite pour attester de la bonne tenue des engagements. Il faut vérifier que la structure n’est pas que dans le déclaratif, grâce à un rapport d’audit qui valide le label pour 3 ans.

 

 

Quel bilan tirez-vous du déploiement de ce label ?

 Les premières labellisations ont été attribuées fin 2019 Aujourd’hui, le label Cap Handéo, c’est 150 entre distinguées, des TPE, des grands groupes, des associations aux organismes publics. Tout employeur est concerné par le sujet. Aujourd’hui, nous estimons que 100 000 salariés aidants bénéficient directement de ce référentiel. Car il permet de ne plus invisibiliser l’aidance. Il y a un énorme travail encore à faire auprès des entreprises bien sûr, elles ne sont pas très matures sur le sujet. Mais nous sommes en 2025 : le travail doit être un lieu d’épanouissement et d’interaction sociale. C’est inadmissible de devoir arrêter de travailler pour être aidant. C’est être poussé vers la mort sociale. Les entreprises ont pourtant tout à gagner à s’emparer de cette question : diminution des arrêts maladies et du turnover, amélioration de la marque employeur.  Aujourd’hui la parole se libère et c’est tant mieux. Très souvent, les témoignages de salariés aidants sont bouleversants.  

 

 

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