Pouvez-vous présenter Les Parents Zens ? Quelle est la source de votre engagement ?
À l’origine, mon mari et moi avons fondé une petite PME familiale, « Ma place en crèche ». L’idée était de démocratiser la crèche d’entreprise. Jusqu’alors, seuls des gestionnaires privés créaient des crèches dans les sièges d’entreprise du CAC 40. Ce n’était ni très pratique ni très accessible. Alors, à force de croissance, nous avons créé un réseau de crèches qui compte aujourd’hui 4 800 établissements partenaires. Cependant, nous avions toujours des demandes de nos clients RH d’élargir un peu le scope. Nous avons eu l’idée d’ajouter des services plus larges pour les parents et avons donc changé de nom.
Á quels services faites-vous allusion ?
Nous proposons plusieurs services complémentaires à destination des salariés parents : conseils parentalité, réseau de psychologues ou de partenaires pour l’aide aux devoirs, conférences en entreprise, garde complémentaire, aide au retour de congés etc. En outre notre application Zens+ fournit à tous les parents et aux employeurs des informations et conseils éclairants. Et enfin, en 2021, nous sommes devenus gestionnaires de 14 crèches en région parisienne.
Pourquoi vous engager à ce point pour la parentalité des salariés ?
La parentalité ne s’arrête pas aux trois ans de l’enfant, c’est global. Les chiffres de l’Observatoire de la parentalité sont clairs : 89 % des salariés d’une entreprise sont parents. Il est donc tout à fait logique que, si l’on propose des services pour tous les parents, l’on prend soin de nos salariés. Et il faut faire attention aux salariés.
Mais alors comment les entreprises peuvent-elles s’emparer de l’enjeu que représente la parentalité pour leurs salariés ?
Il n’y a pas de règle immuable pour mettre en place une politique familiale dans son entreprise. Nous avons vu des collectifs de parents interne à l’organisation, des horaires adaptés, des journées enfants malades instaurées etc. On peut être très créatifs, il y a plein de choses à faire. Généralement cela commence par une étude, un audit pour connaître les attentes des salariés. Ensuite il faut s’entourer de partenaires sérieux et efficaces pour mettre en place les bonnes mesures. Et pour que cela fonctionne, il faut avoir une bonne communication interne, toujours évaluer les attentes et les retours des collaborateurs. L’on pourrait citer le groupe Panzani et sa politique globalisante par exemple. Ils ont d’abord ouvert des places de crèche à disposition des salariés du siège avant d’en ouvrir aussi pour les travailleurs dans les usines.
Selon vous, les entreprises auraient tort de négliger cet aspect de la vie des salariés ?
Il y a eu une prise de conscience lors du Covid-19. Les entreprises ont bien vu que les gens ne pouvaient pas travailler quand les enfants n’étaient pas pris en charge. On sait aujourd’hui qu’il faut être bien dans sa vie personnelle pour s’épanouir professionnellement. Et ça, c’est aussi une des responsabilités d’une entreprise. Il y a un fort enjeu de marque employeur à s’emparer de ses questions là pour engager et fidéliser des travailleurs.
En savoir plus :
- « Nos conseils pour communiquer efficacement sur votre politique parentalité », Livre blanc Les Parents Zens