Des ondes présentes dans de nombreux métiers

Les THF et USBF correspondent à des ondes sonores comprises entre 10 et 40 kHz. Utilisées pour leur précision et leur efficacité, elles sont présentes dans de nombreux secteurs : découpe alimentaire, soudage de plastiques ou de métaux, nettoyage par ultrasons ou encore certains soins médicaux comme le détartrage dentaire.

 

Ces technologies reposent sur des vibrations rapides permettant un travail précis et efficace. Les ondes étant peu audibles, voire inaudibles, leur présence passe souvent inaperçue sur les lieux de travail.

 

 

Des effets encore difficiles à évaluer

Les connaissances scientifiques restent limitées et ne permettent pas, à ce stade, de conclure clairement sur les effets de ces expositions.

 

Dans certaines situations, des symptômes ont toutefois été rapportés chez des salariés exposés :
 

  • fatigue,
  • maux de tête,
  • nausées,
  • acouphènes,
  • sensations d’inconfort,
  • troubles de l’équilibre.

 

Des effets temporaires sur l’audition ont également été évoqués dans certaines études. Plus rarement, un contact direct avec les sources peut entraîner des vibrations ou un échauffement des tissus.

 

Dans les situations réelles de travail, le lien entre exposition et symptômes reste difficile à établir. Les expositions multiples et la présence d’autres nuisances compliquent l’analyse des effets observés.

 

 

Une étude menée jusqu’en 2027

Face à ces incertitudes, l’INRS mène une étude intitulée « Bruit en très hautes fréquences et ultrasons basses fréquences : niveaux d’exposition et évaluation des symptômes ».

 

Cette étude vise notamment à :
 

  • mieux caractériser les niveaux d’exposition,
  • identifier les secteurs concernés,
  • analyser les symptômes déclarés,
  • développer un protocole d’évaluation des risques.
     

Des mesures sont réalisées directement sur les postes de travail à l’aide de capteurs spécifiques, complétées par des évaluations de l’audition des salariés.

 

Des actions de prévention déjà possibles

Même si les recherches se poursuivent, certaines mesures peuvent déjà être mises en place :
 

  • réduction des émissions à la source,
  • isolation ou capotage des équipements,
  • cartographie des zones d’exposition,
  • protections auditives adaptées.

     

La propagation de ces ondes étant très directionnelle, l’exposition peut fortement varier selon la position du salarié par rapport aux équipements.


 

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