Les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) aussi appelées polluants éternels sont présents dans de nombreux produits tels que textiles, emballages ou encore ustensiles de cuisine.
L’exposition professionnelle aux PFAS est encore peu documentée. Afin de faire face à ce manque de connaissance, l’INRS a lancé en 2024 une étude auprès d’établissements concernés par la fabrication et l’utilisation de PFAS.
51% des entreprises interrogées se disent « non concernées » par ces polluants, et 17% « ne savent pas » si elles le sont. Une proportion importante qui s’explique par l’absence de mention spécifique aux polluants éternels sur les produits, et une méconnaissance du sujet face au grand nombre de substances concernés.
92% des entreprises ont une démarche d’évaluation des risques chimiques, mais elle n’est pas spécifique aux PFAS. Les chiffres montrent une évolution récente autour du sujet, puisque 83% des entreprises qui réalisent une évaluation spécifique PFAS le font depuis moins de 5 ans.
Des données qui montrent un besoin d’accompagnement
L’étude rappelle le besoin pour les entreprises d’intégrer les risques d’exposition PFAS au Document Unique. Pour L’INRS il est nécessaire pour ce faire de faciliter le repérage des composants PFAS, idéalement à l’aide d’un système spécifique à chaque secteur, en raison du grand nombre de substances.
L’Institut avertit également contre les substitutions qui peuvent être remplacées par d’autre substances dont les effets sont insuffisamment documentés.
Bien que plus de recherches soient nécessaires, « cette étude apporte des données utiles pour identifier où et comment des expositions professionnelles aux PFAS peuvent survenir » pour Andrea Emili, responsable d’études à l’INRS.
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