Depuis 1990, la Commission européenne publie des recommandations pour harmoniser la reconnaissance des maladies professionnelles dans les États membres. Une première liste commune a été proposée cette année-là, puis consolidée en 2003 avec la recommandation 2003/670/CE.
 

En 2022, la liste a été adaptée à de nouvelles réalités sanitaires avec l’intégration du COVID-19 comme maladie professionnelle potentielle. La recommandation de 2025 marque un nouveau tournant en mettant l’accent sur les pathologies liées à l’amiante, pour mieux protéger les travailleurs exposés.

 

 

Quelles maladies sont désormais reconnues ?

La dernière recommandation (2025/2609) enrichit la liste officielle des maladies professionnelles (annexe I) avec quatre nouvelles pathologies liées à l’amiante :
 

  • cancer du larynx,
  • cancer des ovaires,
  • plaques pleurales accompagnées d’une impotence fonctionnelle des poumons,
  • épanchement pleural non malin.


Le cancer du larynx, auparavant considéré comme « suspect » sur la liste complémentaire, passe désormais sur la liste officielle.

Parallèlement, trois cancers sont ajoutés à la liste complémentaire des maladies dont l’origine professionnelle est suspectée, et qui pourraient être intégrés dans le futur :
 

  • cancer du côlon,
  • cancer du rectum,
  • cancer de l’estomac.
     

Cette distinction permet aux États membres de surveiller ces pathologies et de mettre en place des mesures préventives, même si leur lien avec l’exposition professionnelle reste à confirmer.
 

 

Quelles obligations pour les États membres ?

Chaque pays de l’Union européenne est invité à communiquer à la Commission, avant le 31 décembre 2026, les actions déjà mises en place ou envisagées pour faire face à ces maladies. Cette démarche vise à renforcer la prévention, la détection et la déclaration des pathologies liées à l’amiante.
 

 

Pourquoi cette mise à jour est-elle importante ?

L’amiante reste la première cause de mortalité professionnelle par cancer dans l’Union européenne. Cette actualisation de la liste européenne des maladies professionnelles permet :
 

  • une meilleure reconnaissance des pathologies liées à l’amiante pour les travailleurs exposés,
  • une harmonisation des pratiques de déclaration et de suivi entre les États membres,
  • une vigilance accrue sur les cancers potentiellement liés à l’exposition professionnelle.
     

La prévention et la détection précoce restent au cœur des actions à mener pour réduire le risque et protéger la santé des salariés.

 

 

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