Les malaises constituent aujourd'hui la principale cause d'accidents du travail mortels en France. Pour mieux comprendre ces événements, l'INRS a analysé les cas recensés dans la base Epicea (Étude de prévention par l’informatisation des comptes rendus d’accidents) entre septembre 2023 et février 2025.
Les résultats confirment les conclusions d'une précédente étude : plus de huit malaises mortels sur dix correspondent à des morts subites cardiaques.
Quels sont les profils les plus concernés ?
L'étude montre que les hommes sont largement majoritaires parmi les victimes (88 %), avec un âge médian de 53 ans.
Les conducteurs de poids lourds constituent la profession la plus représentée. Les cadres et directeurs figurent également parmi les catégories les plus concernées.
Autre enseignement : dans près de trois quarts des cas, la victime était seule lorsque le malaise est survenu, ce qui peut retarder l'alerte et la prise en charge.
Quels facteurs de risque sont identifiés ?
L'analyse des dossiers met en évidence plusieurs facteurs susceptibles de favoriser le risque cardiovasculaire : manutentions manuelles, efforts physiques, travail de nuit ou posté, exposition au froid ou à la chaleur, mais aussi certaines situations d'isolement.
Ces éléments viennent s'ajouter aux facteurs de risque individuels déjà connus.
Quelles pistes de prévention retenir ?
L'INRS rappelle l'importance d'agir sur les facteurs de risque cardiovasculaire présents dans l'environnement professionnel.
L'organisme insiste également sur l'organisation des secours en entreprise. La formation aux gestes qui sauvent et la présence de sauveteurs secouristes du travail peuvent jouer un rôle déterminant lorsqu'un arrêt cardiaque survient.
Enfin, la visite de mi-carrière est présentée comme un moment clé pour repérer les facteurs de risque, sensibiliser les salariés aux symptômes d'alerte et favoriser une prise en charge précoce.
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