L’association Sécurité Solaire, qui sensibilise aux risques liés aux surexpositions solaires, a publié un article préconisant l’inscription du cancer de la peau au tableau des maladies professionnelles.

 

 

Le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) classe les expositions aux rayonnements UV solaires comme « cancérogène certains » pour l’homme. La reconnaissance du cancer comme maladie professionnelle est possible mais il n’y a pas de présomption. Environ 6000 cas sont notifiés chaque année. C’est la maladie professionnelle la plus fréquente du BTP.

 

 

Cette inscription permettrait d’aller plus loin que le décret de mai 2025 relatif aux risques chaleur, qui oblige déjà l’employeur à mettre en place des moyens techniques pour réduire le rayonnement solaire et protéger de ses effets directs ou diffusés. 

 

 

L’inscription du CEC au tableau des maladies professionnelles en ferait, selon Sécurité Solaire, « un levier essentiel pour améliorer les dispositifs de réparation et de prévention ». 

 

 

Inscrit au Document Unique d’évaluation des risques professionnels, le risque UV serait sujet à un plus important dispositif de sensibilisation, formation et prévention du risque

Cela améliorerait également la prévention secondaire en l’intégrant dans les pratiques de détection précoce des médecins traitants, médecins du travail et dermatologues. Elle favoriserait les déclarations, et donc la traçabilité des expositions, pour une meilleure évaluation de ce risque.

 

 

Le cancer épidermoïde cutané (CEC) est déjà reconnu comme maladie professionnelle dans certains pays d’Europe : au Danemark, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Italie et en Belgique.


 

Selon l’OIT, en 2019, près de 20 000 décès sont liés aux cancers de peau attribuables à l’exposition professionnelle au soleil. Une augmentation de 88% depuis l’an 2000.

 

 

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