Les salariés de l’industrie pharmaceutique humaine et vétérinaire peuvent y être exposés lors du développement, de la fabrication et du conditionnement des médicaments. Ces substances sont indispensables à l’efficacité des traitements, mais leur manipulation peut entraîner des effets toxiques.
 

 

Une évaluation des risques encore limitée

Les données sur la toxicité des principes actifs ne sont pas toujours complètes, surtout au début du développement des médicaments. Par ailleurs, certaines règles européennes (REACh et CLP) ne s’appliquent pas totalement aux médicaments
 

Résultat : moins d’informations disponibles pour évaluer les risques professionnels.
 

 

Des pratiques encore très différentes selon les entreprises

Pour gérer les risques, les entreprises utilisent souvent une méthode appelée « control banding », surtout en phase précoce.
 

Problème : les critères utilisés ne sont pas harmonisés entre les entreprises. Les méthodes varient, ce qui peut rendre l’évaluation des risques moins fiable.
 

L’Anses recommande donc une harmonisation des pratiques et un usage limité du control banding aux premières étapes du développement.
 

 

Mieux surveiller les expositions professionnelles

Les entreprises s’appuient principalement sur les valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP).
 

L’Anses recommande de renforcer la surveillance biologique des expositions (VLB), qui prend en compte toutes les voies d’exposition : inhalation, contact cutané et ingestion accidentelle.
 

Les mesures dans l’air ou sur les surfaces restent utiles pour identifier les sources d’exposition et vérifier l’efficacité des protections.
 

 

Mieux partager les données pour renforcer la prévention

L’agence recommande de mieux structurer le partage des informations entre industriels et acteurs de la prévention.
 

Elle propose :
 

  • des valeurs de référence communes pour un même principe actif,
  • leur traçabilité dans des documents dédiés et actualisés,
  • leur mise à disposition des médecins du travail et représentants du personnel,
  • leur partage avec les sous-traitants,
  • le renforcement des échanges entre médecine du travail et médecine traitante.
     

Objectif : mieux prendre en compte les interactions possibles entre expositions professionnelles et traitements médicamenteux.

 

 

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