Le projet NOCCA (Nordic Occupational Cancer) a étudié 15 millions
de parcours professionnels et 2,8 millions de cas de cancer dans
les cinq pays du nord de l’Europe (Islande, Norvège, Suède,
Finlande et Danemark) sur quatre décennies (début des années 60 -
fin des années 90). Sa finalité est d’associer les localisations
de cancer aux activités professionnelles des malades.
Les résultats de cette vaste étude épidémiologique sont
maintenant connus et mettent en évidence des liens entre activité
professionnelle et apparition de la maladie.
Ils confirment certaines associations prouvées depuis
longtemps : apparition des mésothéliomes chez les
professions exposées à l’amiante, cancers de la peau chez les
pêcheurs et fermiers qui travaillent en plein air, cancers des
fosses nasales chez les professionnels du bois…
Mais d’autres données sont mises en lumière. Ainsi, l’étude
révèle une augmentation des cancers du sein chez les hommes qui
travaillent en horaires décalés, un accroissement des cancers de
la bouche et du vagin chez les femmes de l'industrie chimique. Il
semblerait également que les imprimeuses soient davantage
touchées par les cancers de la peau et des ovaires.
Enfin, on observe une augmentation des cancers de la thyroïde
chez les femmes du secteur agricole.
Consulter l’étude :
L'étude (en anglais)