Le ministère du travail a publié début mai le 2ème plan d’actions interministériel visant à améliorer la prévention des risques liés à l’amiante (PAIA2) qui sera mis en œuvre sur une période de 5 ans, de 2026 jusqu’à 2030.

 

Interdit à partir de 1997, l’amiante reste présent dans de nombreux bâtiments et expose à des risques à la santé, notamment un risque de cancer des poumons. Il continue d’être un enjeu majeur de santé publique et santé au travail.

 

 

Le plan vise à améliorer la coordination de la politique publique autour de la prévention des risques amiante. Il s’articule autour de six axes d’actions prioritaires :
 

  • renforcer l’information de la population et des travailleurs,
  • améliorer et accélérer la professionnalisation,
  • améliorer les connaissances et développer des outils de collecte et de suivi de données,
  • faire évoluer la réglementation et mettre en œuvre des actions pour réduire l’exposition,
  • faciliter et accompagner la mise en œuvre de la réglementation liée à l’amiante,
  • soutenir les démarches de recherche et de développement sur l’amiante.

     

 

Avec ce plan, le gouvernement vise à approfondir les actions mises en œuvre avec le 1er plan en 2016. Il avait notamment permis de développer la professionnalisation des acteurs de la filière, financer le développement de solutions innovantes en détection et gestion des chantiers amiantés, et assurer la cohérence globale de l’action publique autour de l’amiante.

 

Le PAIA2 est évolutif, et intègre des actions susceptibles d’être modifiés ou complétés avec l’avancée des travaux et connaissances scientifiques et techniques.

 

Selon le ministère du travail, l’amiante est la 1ère cause de cancers professionnels, causant chaque année plus de 1 000 cas de mésothéliomes pleuraux et 1 800 à 4 000 cas de cancers broncho-pulmonaires.

 

 

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