Des changement au niveau européen
La Commission européenne a publié de nouvelles lignes directrices pour accompagner l’application de la directive Amiante révisée en 2023.
L’objectif ? Faciliter la mise en œuvre des règles existantes et réduire plus efficacement les expositions sur le terrain.
Ces lignes directrices apportent des repères concrets pour :
- mieux identifier les situations à risque,
- organiser les interventions,
- limiter l’exposition des travailleurs, notamment dans la construction, la rénovation et la maintenance.
Des exemples pratiques et des retours d’expérience viennent illustrer les mesures de prévention attendues.
Un renforcement de la formation et des contrôles
La prévention repose aussi sur les compétences et le suivi des pratiques. Les nouvelles orientations mettent l’accent sur :
- la formation des professionnels exposés à l’amiante,
- le renforcement des contrôles pour garantir l’application des règles de protection.
L’enjeu est d’assurer une meilleure maîtrise des risques lors des interventions, y compris sur des chantiers de courte durée.
Une reconnaissance élargie des maladies professionnelles
Autre évolution majeure : la liste européenne des maladies professionnelles a été mise à jour. Plusieurs pathologies liées à l’exposition à l’amiante ont été ajoutées, notamment certains cancers et atteintes pleurales. Cette évolution vise à faciliter la reconnaissance des maladies professionnelles et à renforcer le droit à l’indemnisation lorsque le lien avec l’activité professionnelle est établi. Les États membres sont invités à intégrer ces évolutions dans leurs dispositifs nationaux.
En France, l’inhalation de poussières d’amiante est déjà couverte par plusieurs tableaux de maladies professionnelles. Les nouvelles orientations européennes viennent compléter ce cadre et rappellent l’importance d’une vigilance durable, y compris face à des expositions anciennes.
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