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Une politique de QVT se mesure avec des indicateurs chiffrés

Spécialisée dans le management par le bien être, Céline Frontera a mis au point une série d’outils mesurant l’impact du bien-être et de l’implication des salariés sur la santé financière et la réussite des entreprises.
Explications.

En quoi le bien-être des salariés peut-il impacter la performance de l’entreprise ?
Le 1er indicateur d’un mal être au travail, c’est l’absentéisme. Cet absentéisme a des coûts directs et indirects. Lorsque j’interviens sur une problématique de Qualité de Vie au travail dans une entreprise, je commence toujours par mettre en place des indicateurs chiffrés. Pour bien comprendre à quoi peut servir son investissement dans l’amélioration du bien être au travail, le chef d’entreprise a souvent besoin de le visualiser avec des chiffres concrets.

Comment mettre en place des indicateurs de QVT ?
On va d’abord évaluer les coûts de l’absentéisme. Il y a bien sûr les coûts directs : le maintien du salaire de l'employé absent et le coût de son remplacement temporaire éventuel. Mais il ne faut pas sous-estimer tous les coûts indirects : démarches administratives liées à l’absence, surcharge de travail des équipes restantes entraînant désorganisation, augmentation de la non qualité, augmentation du risque d’accident du travail… Les implications de l’absentéisme sont très étendues. Et puis l’absence de Qualité de Vie au Travail entraîne également le développement du présentéisme, c’est à dire des salariés qui sont présents mais ne sont pas productifs. Certaines études situent le coût théorique du présentéisme entre 13,7 à 24,9 milliards d’euros, un coût de non-productivité assumé directement par l’employeur (alors que le coût de l’absentéisme est en partie couvert par l’Assurance-maladie).
Au total, on estime que le coût réel de cette non QVT est égal à 3 fois le coût direct de l’absentéisme.

De là à affirmer que la QVT a un impact direct sur les résultats financiers ?
Toutes les entreprises qui ont des problématiques de management et de bien-être au travail ont des problèmes de trésorerie. Le calcul peut alors se faire très simplement pour le chef d’entreprise entre ce que lui coûte l’absence de QVT , un coût qui ne va pas cesser de croître, et l’investissement dans une politique de QVT. Mettre en place une politique d’amélioration des conditions de travail, c’est un investissement à long terme. Pour s’engager dans cette politique, le chef d’entreprise a besoin de mesurer le chemin parcouru. C’est pourquoi il est nécessaire de poser des jalons et des objectifs chiffrés, qui peuvent être financiers ou plus liés à la satisfaction au travail, à l’aide d’enquêtes auprès des salariés.

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