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Couches de neige sur les toits des véhicules : un risque souvent sous-estimé

camion neige

L’arrivée du mauvais temps et des températures hivernales doit alerter les professionnels du transport sur le risque malconnu des plaques de glace et des couches de neige qui se forment et s’amoncèlent sur les toitures des véhicules.


Généralement, le principal problème causé par la neige ou par la glace auquel on pense est celui de l’adhérence à la surface de route, et malheureusement les professsionnels du tramsport prêtent trop peu d’attention à l’un des autres dangers causés par ces mêmes éléments, à savoir : le décrochage de plaques formées sur le toit des véhicules.
La force d'impact d'un bloc de glace de dix kilos qui percute un objet à 90 km/h atteint plus de 300 kilos.

« Malheureusement, peu de prévention est faite en ce qui concerne l’état du toit. » souligne Murat Kucukoglu, Directeur Commercial France chez HYMER. Or, en hiver, la neige et la glace accumulées sur le toit des véhicules constituent un véritable danger lorsqu’elles sont propulsées « et ceci d’autant plus lorsqu’il s’agit de véhicules des catégories 3 ou 4, qui comprennent les poids-lourds et autocars ».

En effet, les blocs de neige ou de glace peuvent non seulement masquer le champ de vision du conducteur lorsqu’ils tombent sur son pare-brise, mais ils peuvent également devenir des projectiles mortels lorsqu'ils se détachent et sont projetés sur les véhicules suiveurs ou croisés ; chose qui peut se produire à cause d'un réchauffement, du vent, ou d’un coup de frein brutal, d’une accélération ou d’un virage. « On ne se rend pas compte du danger que ça représente : la force d'impact d'un bloc de glace de dix kilos qui percute un objet à 90 km/h atteint plus de 300 kilos » précise Murat Kucukoglu. « Et il est facile d’accumuler une couche de neige de plus d’une tonne sur le toit d’un poids-lourd ou d’un bus » poursuit le Directeur Commercial France, en évoquant le cas d’un bus suédois qui avait été verbalisé et immobilisé, au mois de Février dernier, car il roulait avec plus de 1,6 tonne de neige sur le toit.

Une simple négligence de sécurité peut ainsi conduire à des accidents, qui peuvent couter la vie. Et lorsque par chance les vies sont épargnées, des dommages matériels nombreux, et couteux de surcroît, peuvent également être causés. « C’est pour cela qu’il faut absolument prêter attention à cette problématique d’encombrement du toit des véhicules. D’autant plus que ce sujet est traité par la loi et a fait jurisprudence ».

En effet, en France de nombreux accidents de ce type se sont déroulés pendant la période de grand froid en décembre 2010 et le sujet a été débattu à l’assemblée nationale. À cette occasion, il a été rappelé que selon la loi, en cas de dommage causé par le chargement d’un véhicule, le conducteur est tenu pour responsable.
Or, la jurisprudence a précisé qu’une couche épaisse de neige ou de verglas sur le toit d’un véhicule constitue juridiquement un chargement de véhicule dont le conducteur a la responsabilité. En termes de sanctions, il est spécifié que le fait de contrevenir aux dispositions de l’article R. 312-19 du code de la route est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la troisième classe, selon les termes du même article. Par ailleurs, dans l’hypothèse où une telle situation créerait un danger important pour les autres usagers, l’immobilisation du véhicule peut être prescrite.

Pour les entreprises, cela peut vite revenir cher. Car même en l’absence d’accident, les risques encourus en cas de couche de neige sur le toit d’un véhicule sont donc couteux, si l’on cumule amende et immobilisation du véhicule. Par ailleurs, il est à noter que si le conducteur est responsable de son chargement, il est de la responsabilité de l’entreprise d’informer et de sensibiliser son conducteur ; dans son document « Transport routier de marchandise », l’INRS rappelle notamment que le conducteur doit bénéficier d’une formation appropriée dans le cas où il est chargé des tâches annexes, telles que réparations, petit entretien, nettoyage.

Selon la législation en vigueur, il incombe donc au conducteur de dégager la neige et la glace recouvrant le toit de son véhicule avant de prendre la route. Mais cette opération n'est pas toujours simple pour un chauffeur dont le véhicule fait partie de la classe 3 ou de la classe 4, au vu de la hauteur. En effet, il peut s'avérer dangereux de se hisser, à trois ou quatre mètres du sol, sur le toit d'un camion ou d’un autocar pour le déneiger.

Ainsi, pour procéder au déneigement des toitures de véhicule, il vaut mieux se procurer un système adapté. On préfèrera ainsi une station spécialisée qu’une échelle. En effet, une des nombreuses causes d’accident est la glissade de l’échelle, surtout sur sol verglacé. Par ailleurs, selon le code du travail, les employeurs sont tenus de fournir un équipement adapté à leurs employés dès qu’il s’agit d’effectuer des travaux en hauteur. Et les entreprises du secteur routier n’échappent pas à cette règle. Une solution extrêmement pratique et ingénieuse est la station de déneigement. Fabricant de solution d’accès en hauteur, HYMER propose notamment sa plate-forme Hymer-ARCTICA, conçue et fabriquée, selon les normes EN 1004 et EN 14122.

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