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Feu de patients à l’hôpital : un risque souvent méconnu

Risque d'incendie en salle opératoire
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550 à 650 cas sont dénombrés chaque année aux Etats-Unis. En France, ce risque est peu connu et mal appréhendé.

Même si les cas de patients prenant feu lors d’une intervention chirurgicale au bloc opératoire restent très rares, ce risque doit être pris en compte par les équipes médicales.

Une enquête menée en Lorraine a révélé qu’un anesthésiste réanimateur sur deux ne sait pas situer les extincteurs dans le bloc opératoire et encore moins le choisir et l‘employer.
Aux Etats-Unis, les praticiens hospitaliers ont pour obligation d’être formés à la sécurité incendie pour exercer leur profession. En France, ils ne sont pas du tout sensibilisés à ce risque et ne sauront donc pas réagir efficacement en cas de départ de feu.

Les origines de ces départs de feu s’expliquent par la combinaison des trois composantes du triangle de feu présents dans le bloc opératoire :

  • Des comburants : l’oxygène et le protoxyde d’azote manipulés par l’anesthésiste
  • Des combustibles : les alcools utilisés par l’infirmière
  • L’énergie générée par les instruments utilisés par le chirurgien tels que le bistouri électrique ou le laser

Afin de gérer un début d’incendie de patient, l’équipe médicale doit avoir impérativement été formée en amont afin d’exécuter les bons gestes :

  • Extinction du patient avec du sérum physiologique ou de l’eau stérile avec une action conjointe de l’infirmière et du chirurgien. En effet l’utilisation d’un extincteur CO2 risque de générer une brûlure par le froid.
  • Coupure des gaz par l’anesthésiste

La nécessite d’une prise de conscience accrue de ce risque est donc vitale.


  • Source : CNPP / Revue Face au Risque - Février 2013