Pouvez-vous nous présenter SGS et ses
activités ?
Le Groupe SGS est le leader mondial de l’inspection, du contrôle,
de l’analyse et de la certification dans le cadre des contrôles
réglementaires et des échanges commerciaux.
Fondée en 1878 à Rouen (contrôle de tierce partie pour les
produits agricoles qui séjournaient dans le port de Rouen), SGS
fait aujourd’hui office de référence en ce qui concerne la
maîtrise de la qualité. Groupe à dimension internationale, il
emploie 59000 collaborateurs à travers le monde et exerce son
expertise au travers de 10 métiers : environnement,
certification, services liés à l’agriculture, inspection des
minerais, contrôle des produits pétroliers et chimiques,
pharmacie (contrôle qualité des produits et recherche clinique),
biens de consommation, industrie, contrôle technique automobile
(avec les réseaux Sécuritest et Autosécurité) et contrôle aux
frontières dans les pays en voie de développement.
En France, le groupe compte 2 500 salariés répartis dans 100
bureaux et centres de contrôles et 24 laboratoires.
Votre force est de proposer une offre de service globale,
incluant notamment une activité de recherche en laboratoire.
Expliquez-nous en quoi cela consiste ?
En effet, la synergie entre nos différents métiers est réelle et
nous permet de proposer une offre globale tout au long des
chaînes d’approvisionnement et dans de nombreux secteurs :
produits agricoles et agroalimentaires, pharmacie, recherche
clinique, cosmétologie, chimie, environnement, services
industriels… Nous possédons le plus important réseau mondial de
laboratoires : la recherche-développement est partie
intégrante de notre activité et nous permet d’être au plus près
des évolutions normatives et réglementaires : la maîtrise
totale des équipes augmente, de surcroit, la fiabilité des
mesures. Ainsi nos experts, sur le terrain, effectuent des
prélèvements et des mesures toujours plus précises (avec des
matériels et des techniques de plus en plus poussées), pendant
que nos ingénieurs chimistes mettent en place de nouvelles
méthodes de laboratoire permettant d’adapter les activités de nos
clients à la réglementation et garantir la sécurité de leurs
salariés ; une mesure du risque très précise alliée à une
importante réactivité permet la mise en place rapide des mesures
de prévention. Par ailleurs, un service est entièrement dédié à
l’amélioration des procédures et des méthodes afin de garantir la
qualité et la fiabilité de nos prestations. Nous sommes
accrédités sur l’ensemble des secteurs.
Est-ce que le nouveau plan santé travail, annonçant un
certain nombre de changements dans ce domaine a une incidence sur
votre métier ?
La prévention des risques professionnels, environnementaux et
sanitaires s’est beaucoup normalisée ces dernières années, avant
même le PSR2. L’obligation de contrôle technique des expositions,
notamment dans le domaine industriel s’est durcie et nous a
confortés dans notre rôle. En terme d’environnement notamment, on
se rend maintenant compte que le milieu est lié à l’homme et
la prévention en tient compte : dans le domaine agricole par
exemple, l’on s’intéresse à la mesure et à l’incidence des
micropolluants sur la santé. Nous travaillons sur le sujet depuis
longtemps, ce qui nous donne aujourd’hui une longueur d’avance.
Concernant les risques chimiques, un décret de 2009 rend
obligatoire la maîtrise de l’échantillonnage pour caractériser un
risque. Là encore, SGS y travaille depuis des années et notre
maîtrise du sujet nous autorise à organiser des journées
techniques et des actions pédagogiques pour nos clients. De
nouveaux secteurs prioritaires émergent avec le nouveau plan
santé travail mais nous y sommes préparés ; l’étendue de nos
domaines d’expertise et nos compétences internationales nous
permettent d’être très réactifs à tous les niveaux.
Vous participez à Préventica depuis plusieurs éditions
maintenant. Que vous apporte le salon ?
Préventica est pour nous le Salon de la recherche de solutions.
Sur Préventica, les visiteurs viennent avec une réelle
problématique, doivent répondre à une réglementation précise et
veulent repartir avec une solution. Nous constatons, lors de nos
diverses participations que les contacts sont nombreux, pointus
et ciblés. Quant au Congrès, il s’agit là d’une occasion unique
de rencontres et d’échanges avec les entreprises et leurs
salariés que nous ne voulions pas laisser passer. En 2011,
nous interviendrons sûrement sur la problématique de l’exposition
aux risques chimiques (qualité de l’air).