La maintenance consiste à garder et surtout remettre en état les machines, les outils, les équipements et les bâtiments d'une entreprise ou d’un lieu de travail.
Maintenance : de quoi parle-t-on ?

Une fonction essentielle pour les entreprises
Il existe différents types de maintenance. D’abord la maintenance dite « préventive », via des actions de contrôle et de nettoyage sur site pour éviter pannes ou dysfonctionnements. Vient ensuite la maintenance dite « curative », lorsque des réparations urgentes sont nécessaires pour remettre du matériel en marche après un arrêt ou une défaillance. Enfin, la maintenance « méliorative » est effectuée pour rendre un dispositif technique plus performant. D’un point de vue pratique, la maintenance (peu importe son type) doit garantir la pérennité des systèmes de travail comme appuyer le développement économique (productivité, qualité) d’une organisation sur la durée. Ainsi, la maintenance est essentielle pour la sécurité des salariés et l'efficacité de la production.
Le poids de la maintenance dans le monde du travail
L’enjeu de la maintenance est donc très fort, puisqu’il nécessite l’implication de nombreux acteurs pour la mener à bien. Ainsi, de nombreux intervenants peuvent être sollicités lors des opérations : que ce soit le personnel interne, des techniciens de maintenance contractants ou sous-traitants. Du fait de la contractualisation de cette fonction et des nombreux métiers qu'elle recouvre donc (mécaniciens, électriciens, automaticiens, frigoristes, maçons etc.), il est difficile d’obtenir un chiffre précis. Mais selon une enquête emplois de l'Insee, on estime que les personnels de maintenance représenteraient 800 000 salariés en France. Autour de cette activité essentielle en entreprise, tout un écosystème, toute une économie s’est mise en place.
Les risques de la maintenance en entreprise

Maintenance : quels risques pour la santé des travailleurs ?
Ce personnel de maintenance est donc amené à effectuer de nombreuses interventions. Celles-ci peuvent être imprévues, dangereuses, complexes, en terrain inconnu. Les risques sont nombreux lors de ces interventions : chutes, chocs, intoxications, explosions, électrisation, stress, TMS, déshydratation, surmenage… Tout cela, même en portant des équipements de protection (ce qui est toujours vivement recommandé) et en respectant les protocoles de sécurité. Avec de telles conditions de travail et facteurs de risques, l’enjeu de la sécurité est prépondérant pour une maintenance sur un lieu de travail. Celle-ci doit faire l’objet d’une attention particulière pour maîtriser ces risques.
Les défis organisationnels posés par les opérations de maintenance
C’est tout naturellement que l’employeur se doit donc de veiller à la faisabilité et à la sûreté des opérations de maintenance, pour son personnel interne comme pour des intervenants externes. Analyse des risques, révision du Document unique, veille et entretien des équipements seront tout autant d’appui pour les ouvriers chargés de fixer une défaillance ou contrôler du matériel potentiellement dangereux.
Organiser les opérations de maintenance

Maintenance : que dit le droit ?
L’employeur, ou l’entreprise, a en effet une grosse responsabilité dans l’organisation de la maintenance sur site. Selon l’article L. 4121-1 du Code du travail, il est tenu d’évaluer l’ensemble des risques auxquels sont exposés ses salariés, y compris pendant les phases de maintenance. Qui plus est, la majorité des activités de maintenance relève des travaux dangereux visés par l’arrêté du 19 mars de 1993. Et selon l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS), « l’évaluation des risques doit être complétée par un suivi des expositions professionnelles et par des analyses a posteriori régulières, exploitant les incidents, presqu'accidents et accidents liés à la maintenance, dont la remontée doit être véritablement encouragée par l'entreprise ».
Préparer et sécuriser les opérations de maintenance sur le terrain
Mais alors, comment faire pour assurer la sécurité des opérateurs ? Pour réduire les risques, un planning très rigoureux des étapes d’intervention des différentes parties prenantes sur place peut être établi en amont. C’est le « Plan de prévention ». Les dispositifs spécifiques à l’intervention y sont alors renseignés : besoins de coupures d’eau, d’électricité, de balisage ou de signalisation etc. L’employeur comme les prestataires doivent évoquer le matériel nécessaire au bon accomplissement de la tâche ainsi que les équipements de protection à porter. Les détails de cette organisation sont décrits dans le plan avant le commencement des travaux. Tout cela permet de renforcer la prévention des risques liés à l’intervention. Pour aller plus loin, l’INRS propose un guide pour « intervenir en sécurité », proposant un état des lieux et des pistes concrètes pour développer une prévention adaptée aux situations rencontrées dans les entreprises. Vous l’aurez compris, comme nous vous l’expliquions dans un article sur la sécurisation des opérations en zones à risques, « la coordination entre équipes internes, entreprises extérieures, responsables maintenance et services sécurité est essentielle pour éviter les incompréhensions et garantir une intervention maîtrisée. »
En savoir plus :
- « Maintenance : ce qu’il faut retenir », article INRS, octobre 2023
- « Maintenance : focus réglementation », article INRS, octobre 2023
- « Organisation des activités de maintenance : intervenir en sécurité », guide INRS, avril 2021
- « MAINTENANCE : comment sécuriser les interventions en zones à risques ? », article Préventica, juillet 2026
- « Comment améliorer la maintenance de son outil industriel grâce au numérique ? », article de France numérique, avril 2022