Selon l’Anact, 37 % des salariés déclarent ne pas se sentir en capacité de tenir dans leur emploi jusqu’à l’âge de la retraite. Un quart des actifs est touché par une maladie chronique évolutive.
Les entreprises sont de fait confrontées au double enjeu d’organiser le travail en tenant compte des variations des capacités de travail pour des raisons de santé au sein du personnel ; et répondre aux besoins en main d’œuvre et en compétences dans un contexte de métiers en tension.
Le Fonds pour l’amélioration des conditions de travail (FACT) de l’Anact a lancé un appel à projet pour faire face à ces enjeux. L’objectif : réunir les conditions de travail nécessaires pour garantir des parcours professionnels « en santé », et prendre en compte les compétences, la santé au travail et l'évolution du travail.
Trois entrées de travail sur les parcours de santé sont proposées. Les projets doivent s’inscrire au minimum dans un de ces axes, et peuvent en conjurer plusieurs selon le contexte :
- mettre en perspective et mieux gérer les moments clés de la carrière des travailleurs,
- accompagner les évolutions du travail,
- accueillir et préserver une diversité de profils des travailleurs.
Cette réflexion doit être travaillée et portée au niveau collectif, dans l’entreprise, voire au-delà, à un niveau sectoriel ou territorial.
Pour l’Anact, la prévention de l’usure professionnelle est profitable lorsqu’elle mobilise des actions complémentaires sur 3 axes : prévenir les risques et améliorer les conditions de travail ; proposer des parcours professionnels accessibles ; coordonner et articuler les politiques RH et de prévention.
Les entreprises et associations ont jusqu’au 18 septembre pour déposer leur candidature.
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