Le radon est un gaz radioactif naturellement présent dans le sol. Le taux présent dans l’air dépend de l’environnement.
L'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) classe les zones dans 3 catégories suivant leur « potentiel radon » :
- Les zones catégorie 1, à potentiel faible (bassin parisien, bassin aquitain…),
- Les zones catégorie 2, à potentiel faible mais présentant des facteurs géologiques particuliers pouvant faciliter le transfert du radon vers les bâtiments (communes recoupées par des failles importantes ou à ouvrages miniers souterrains…),
- Les zones catégorie 3, à potentiel significatif (massifs granitiques, formations volcaniques…).
L’inhalation de radon pose un risque de cancer broncho-pulmonaire. Ce risque doit être pris en compte et inscrit au Document Unique des Risques Professionnels (DUERP) de toutes les entreprises.
La période hivernale est idéale pour en évaluer le risque
Le radon nécessite au moins 2 mois de mesurage pour évaluer le risque. Cette période permet d’obtenir un résultat représentatif de la concentration moyenne annuelle de radon. L’INRS considère la période hivernale comme la plus propice à l’évaluation du radon et recommande d’effectuer ces mesures entre octobre et avril.
Une bonne aération et ventilation sur le lieu de travail est nécessaire pour réduire au maximum le risque.
Si le niveau de référence de 300Bq/m3 est dépassé, des mesures doivent être mises en œuvre et un plan d’action établi par l’employeur : elles consistent à étanchéifier les voies d’entrée du radon dans le bâtiment et améliorer l’efficacité de la ventilation. Une fois ces mesures mises en place, un nouveau mesurage doit être effectué pour en vérifier l’efficacité.
Selon l’OMS, entre 3% à 14% des cas de cancer pulmonaire sont lié au radon.
3000 décès sont attribué au gaz chaque année en France.
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