Avec un décret publié début avril, les valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) de substances toxiques ont été renforcées.
Les VLEP représentent le taux de concentration dans l’air et temps d’exposition à un agent chimique en-delà desquels l’exposition est considérée dangereuse.
L’arrêté met à jour les protections autour du plomb, des diisocyanates et de l’amiante. Ces valeurs sont mises à jour depuis le 10 avril.
Pour le plomb métallique et ses composés inorganiques, la valeur moyennée sur 8 heures est abaissée à 0,03 mg/m³ (de 0,1 mg/m³ précédemment). La valeur limite biologique est également fixée à 150 µg/L de plombémie, avec une valeur transitoire de 300 µg/L jusqu’à fin 2028.
Pour les diisocyanates, substances toxiques présentent dans certaines peintures, colles ou résines auxquelles sont exposés les professionnels du BTP, la limite est renforcée à 0,01 mg/m³ en 8 heures et 0,02 mg/m³ sur 15 minutes. La mention « peau » s’y ajoute pour souligner le risque de pénétration cutanée et de sensibilisation cutanée et respiratoire. Les seuils seront à nouveau abaissés en 2029, à 0,006mg/ m³ en 8 heures, et 0,012mg/ m³.
La VLEP des émissions de moteurs diesel, fixée à 0,05 mg/m³, devient une limite contraignante qui renforce la responsabilité des employeurs face à l’exposition des salariés. Elle était précédemment une limite indicative.
Les conditions d’arrêt d’activité et de contrôle concernant l’amiante sont également précisés : l’inspection du travail peut désormais imposer des mesures correctrices adaptées, avec un délai minimal de 15 jours. Un organisme accrédité est chargé de piloter la stratégie de prélèvement et de mesurage des fibres d’amiante.
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