Quels sont les usages des eaux non conventionnelles en entreprise ?

Ces eaux alternatives sont aujourd’hui utilisées pour :
 

  • le nettoyage des locaux ou des voiries,
  • l’arrosage des espaces verts,
  • certains procédés industriels et agroalimentaires,
  • des usages domestiques encadrés. 
     

Mais leur qualité est très variable et ne répond pas aux mêmes exigences que l’eau potable.
 

 

Quels risques pour les salariés ?

Le principal enjeu mis en avant par l’INRS est le risque d’exposition à des agents biologiques et chimiques.

 

Ces eaux peuvent contenir :
 

  • des bactéries, virus ou parasites,
  • des substances chimiques (résidus de pesticides, solvants, métaux lourds…). 
     

Les conséquences possibles :
 

  • troubles digestifs (type gastro-entérites),
  • infections respiratoires,
  • irritations ou infections cutanées. 
     

 

Comment les salariés peuvent-ils être exposés

Les salariés peuvent être exposés notamment :
 

  • lors de la production d’aérosols (nettoyage haute pression, brumisation…),
  • par contact des mains puis de la bouche,
  • par contact cutané ou muqueux,
  • en cas de mélange accidentel avec le réseau d’eau potable. 
     

Les métiers les plus concernés sont ceux de l’assainissement, de l’agriculture, de la maintenance des réseaux, de l’entretien des espaces verts, du BTP ou encore de certains sites industriels.
 

 

Quelles mesures de prévention mettre en place ? 

L’INRS insiste sur une logique de prévention globale, à intégrer dès la conception des installations.
 

1. Agir sur la qualité de l’eau

Réduire les risques à la source via des traitements adaptés et un suivi régulier de la qualité de l’eau.
 

2. Sécuriser les réseaux

Les circuits d’eaux non conventionnelles doivent être strictement séparés de l’eau potable, clairement identifiés et sécurisés.
 

3. Adapter les installations

Limiter la stagnation de l’eau, les dépôts et les élévations de température, et entretenir régulièrement les systèmes.

 

4. Réduire l’exposition des salariés

Automatiser certaines tâches, confiner les opérations générant des aérosols, et limiter les accès aux personnes habilitées.

 

5. Former et protéger

Informer les salariés sur les risques, fournir les équipements de protection adaptés (gants, lunettes, vêtements imperméables, protection respiratoire si besoin) et garantir un accès permanent à des moyens d’hygiène.

 

 

Le développement des eaux non conventionnelles répond à un enjeu environnemental fort, mais leur usage en milieu professionnel doit être encadré. La prévention repose sur un principe simple : anticiper les risques dès la conception et sécuriser les usages au quotidien.

 

 

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