L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) alerte sur les risques que posent les horaires de travail atypiques sur la santé mentale et physique des travailleurs.

 

La notion d’horaire atypique ne correspond pas aujourd’hui à une catégorie juridique en droit français ou européen. L’agence souligne l’importance d’établir une définition commune, qui servira de référentiel utile de prévention des risques professionnels, aura une portée juridique et facilitera la collecte de résultats de futures recherches

 

 

L’Anses considère comme travail atypique : 
 

  • le travail de nuit,
  • le travail le week-end,
  • le travail en horaires longs (+ de 8 heures par jour et/ou 40 heures par semaine),
  • le travail en horaires décalés entre 5h et 8h et entre 19h et minuit.
     

Entre 55 et 75% des travailleurs en France concernés par au moins une de ces formes d’horaires atypiques, selon l’Anses.

 

Les études dévoilent des effets sur la santé, mais aussi sur la vie sociale et familiale, qui différent selon les horaires des travailleurs.
 

Le travail en horaires longs causerait des effets néfastes sur la survenue de maladies cardiovasculaires, l’anxiété, et la qualité du sommeil. Les études suggèrent également des effets sur la santé reproductive, la santé métabolique, le risque de dépression, l’équilibre vie pro vie perso, et les accidents du travail.

 

Le travail le week-end causerait des effets néfastes sur l’équilibre vie pro et vie perso. Les études suggèrent également des effets néfastes sur la santé mentale et physique (dépression, anxiété, douleurs, fatigue, troubles musculosquelettiques).

 

Les études concernant le travail en horaires décalés suggèrent des effets néfastes sur la vie socio-familiale, particulièrement pour le travail en soirée, la santé mentale et cardiovasculaire, ainsi que sur la durée et la qualité du sommeil, particulièrement pour les postes du matin.

 

 

L’Anses estime que la prise en compte de ces risques doit dépasser l’entreprise, et prendre en compte l’impact sur l’ensemble de la société (surcoûts sur les collectivité, surconsommation d’énergie, accès aux services publics etc.).

 

 

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