Le 7 juin était organisé à Paris, à l’initiative de la
présidence française, par un séminaire dédié à la sûreté
nucléaire.
33 pays, parmi lesquels les membres du G8, avaient répondu à
l’appel du ministère de l’Écologie, du Développement durable, des
Transports et du Logement et de l’Agence de l’OCDE pour l’énergie
nucléaire (AEN). À émergée une série de propositions pour
accroître la coopération et renforcer les dispositifs
internationaux, améliorer la sûreté des installations, les
dispositifs de prévention et de gestion de crise.
« On ne peut pas continuer à penser comme on pensait avant
Fukushima (…) ». Tel était le propos de Nathalie
Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, du Développement
durable, des Transports et du Logement, en introduction du
séminaire. Après Three Mile Island en 1979 et Tchernobyl en 1986,
l’accident de la centrale japonaise est le 3e problème majeur en
un peu plus de 30 ans. De quoi inciter les dirigeants mondiaux à
se réunir pour revoir les règles de la sûreté nucléaire à
l’échelle de la planète.
La question était déjà posée quelques jours auparavant dans le
cadre du G8. Les participants à la réunion se sont appuyés sur
les conclusions de la rencontre de Deauville pour aller plus loin
dans la coopération internationale et faire des propositions
concrètes en matière de prévention des risques et de gestion de
crise nucléaires.
Les pays participants s’accordent sur un certain nombre de
mesures parmi lesquelles les réalisations d’audits de
sécurité et de tests de résistance dans tous les pays disposant
d’installations nucléaires (à chaque étape de leur exploitation).
L’objectif sera d’évaluer de manière précise leur niveau de
sûreté et tester leur capacité à résister à des accidents
majeurs.
Par ailleurs, le renforcement du rôle et des missions de l’Agence
internationale pour l’énergie atomique (AIEA) apparaît comme une
évidence en particulier en ce qui concerne le contrôle des
systèmes d’évaluation des risques (à la lumière des conclusions
de Fukushima, il faut revoir les standards de sûreté).
Le rôle de l’Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire (AEN) doit
également être accrue dans l’optique d’une plus grande
harmonisation des pratiques en matière de sûreté, de construction
et l'exploitation des centrales nucléaires en zones sismiques…
En matière de gestion de crise nucléaire, les pays incitent au
développement de la solidarité et la coopération
internationales : mise en place des équipes d’intervention
rapide, mutualisation des dispositifs de secours, coopération
entre les cellules de crise, signatures de conventions
internationales pour harmoniser les procédures…
Enfin, ils prônent une meilleure formation à la gestion de crise
au niveau international pour mutualiser les expériences des uns
et des autres et les rendre profitables à tous.
La ministre de l’Environnement a présenté mercredi 8 juin les conclusions du séminaire aux autorités de sûreté nucléaire.
Consulter la déclaration finale :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Declaration_finale_-_7_juin_2011.pdf