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Produits CMR : de quoi parle-t-on ?

DOSSIER
SANTE ET ENVIRONNEMENTS POLLUANTS || Risques chimiques / produits dangereux - CMR / 17/09/2021

Potentiellement dangereux pour la santé humaine, les produits cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) sont pourtant couramment utilisés dans de nombreux secteurs. Pour mieux évaluer leurs risques, il est important de bien les identifier.

Définitions

Comme leur nom l’indique, les produits CMR appartiennent à trois grands groupes :

  • Cancérogènes. Des substances et mélanges qui, par inhalation, ingestion, pénétration cutanée, ou irradiation peuvent provoquer un cancer ou en augmenter la fréquence.
  • Mutagènes. Des substances et mélanges qui, par inhalation, ingestion, pénétration cutanée, ou irradiation peuvent produire des défauts génétiques héréditaires ou en augmenter la fréquence.
  • Reprotoxiques (ou toxiques pour la reproduction). Des substances et mélanges qui, par inhalation, ingestion, pénétration cutanée, ou irradiation peuvent produire ou augmenter la fréquence d'effets nocifs non héréditaires dans la progéniture ou porter atteinte aux fonctions ou capacités reproductives.

À l’intérieur de ces groupes, les produits sont ensuite classifiés par catégories selon leurs effets par la réglementation européenne CLP : 1A (effets avérés), 1B (effets présumés), 2 (effets suspectés).

Summer enquete 2016-2017

Chiffres et secteurs concernés

D’après l’enquête Surveillance médicale des expositions des salariés aux risques professionnels (Sumer) réalisée en 2017 par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du Ministère du Travail, l’exposition à au moins un produit chimique concerne un tiers des salariés en 2017. La même année, 10% des salariés français, soit 1,8 million de personnes, auraient été exposés à au moins un produit cancérogène. De manière générale, le signalement des expositions à des agents biologiques a augmenté ces vingt dernières années, mais cette donnée est à relativiser avec une meilleure connaissance et appréhension de ces phénomènes.

Parmi les salariés les plus exposés, on retrouve traditionnellement ceux de l’agriculture (34 % des salariés de l’agriculture sont exposés à au moins un produit chimique en 2017), ou encore ceux de l’industrie (38%). Néanmoins, ces deux secteurs ont pu observer une baisse considérable de ce taux en 20 ans : -15 points pour l’agriculture, - 6 points pour l’industrie. Ce net recul s’explique en partie par une grande prise de conscience des dangers de certains produits phytosanitaires pour la santé des agriculteurs et pour l’environnement, de même que par l’automatisation de nombreuses activités à risque dans l’industrie.

Tracteur épandage produit phytosanitaire

L’enquête Sumer montre par ailleurs une exposition toujours élevée dans le secteur de la construction (58% des salariés exposés à au moins un produit chimique en 2017) et une explosion de la proportion des salariés touchés dans le secteur tertiaire (de 25% à près de 30% en 23 ans). Mais les ouvriers qualifiés et les ouvriers non qualifiés restent les plus exposés (respectivement 61 % et 56 % en 2017). De manière plus générale, 9 % des salariés sont exposés à au moins un produit chimique 10 heures ou plus par semaine en 2017, et la multi-exposition (exposition à au moins 3 produits chimiques), concerne 15 % des salariés la même année, avec une très forte augmentation chez les ouvriers qualifiés.

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