Maximilien Debia - l'Université de Montréal : Au Québec, un laboratoire en hygiène du travail à la pointe de la technologie
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Au Québec, un laboratoire en hygiène du travail à la pointe de la technologie

SANTE ET ENVIRONNEMENTS POLLUANTS ||
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Maximilien Debia  - l'Université de Montréal
Maximilien Debia
Responsable des laboratoires d'enseignement en hygiène du travail du département de santé environnementale et santé au travail
l'Université de Montréal

Appartenant au Centre de recherche en santé publique (CReSP) de l'Université de Montréal (UdeM), le laboratoire d'enseignement et de recherche en hygiène du travail fondé en 2010 par Maximilien Debia ne cesse d’évoluer pour correspondre aux nouvelles exigences du secteur. À l’aide d’outils toujours plus perfectionnés, le laboratoire accessible aux étudiants permet de réaliser des évaluations précises tout en formant les futurs hygiénistes du travail. 

Comment s’est créé votre laboratoire ?
À l’origine, le laboratoire a été créé dans le cadre de la formation des hygiénistes du travail, qui est un poste très répandu en Amérique du Nord. Nous avions constaté un besoin de formation pour ce secteur dans les milieux privés comme publics, d’où la mise en place d’une maîtrise (master, en France) d’une option « hygiène du travail » développée avec des intervenants du milieu, des académiciens, etc.
En développant cette formation, un volet est rapidement apparu ; l’enseignement pratique. On y retrouve des études de cas sur le terrain, et une vraie maîtrise des outils de mesure. C’est ce qui nous a poussés à la création de ce laboratoire, pour donner aux étudiants un accès à des choses très concrètes et leur accorder de nouvelles compétences.

Quelles ont été ses évolutions majeures en 10 ans ?
Chaque année, nous essayons de bonifier ce laboratoire. Tout d’abord en investissant régulièrement dans de nouveaux équipements, pour que les étudiants soient formés aux outils qu’ils vont retrouver dans le milieu professionnel. Récemment, nous avons notamment investi dans de nouveaux microscopes optiques, des dosimètres de bruit, des pompes d’échantillonnage… Nous réalisons un travail important de veille pour que tous nos instruments dédiés à l’hygiène du travail soient constamment mis à jour.

Bien sûr, le laboratoire prend parfois certaines directions dans ses recherches. Nous avons notamment beaucoup travaillé sur la thématique des nanomatériaux ces dernières années, dans le cadre des expositions professionnelles.

Actuellement, nous sommes sur un projet qui vise à évaluer par méthode infrarouge les concentrations de silice cristalline quartz. Nous travaillons également sur la qualité de l’air, notamment sur l’exposition aux chloramines dans les piscines. Pour ces recherches, nous entretenons de nombreux liens avec des chercheurs français.

Quel avenir pour votre laboratoire ?
Nous allons continuer l’acquisition de nouveaux équipements et poursuivre pendant au moins cinq ans les travaux évoqués précédemment. Mais nous suivons également de très près l’émergence et les transformations de certaines filières, comme celles des batteries au Québec. Nous travaillons également sur la substitution des produits chimiques dans les milieux du travail par des solvants verts. Nous sommes par ailleurs ouverts aux collaborations à l’international, même pour de la formation. Notre objectif étant de toujours améliorer l’enseignement et la recherche en hygiène du travail.