Marc Desjardins - Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) : Une boîte à outils pour les référents handicap en entreprise
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Une boîte à outils pour les référents handicap en entreprise

TRAVAIL ET RELATIONS SOCIALES ||
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Marc Desjardins  - Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP)
Marc Desjardins
Directeur
Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP)

Pour accompagner la professionnalisation des référents handicap, le FIPHFP met à la disposition de ces correspondants une boîte à outils via son dispositif territorial Handi-Pactes du Grand Ouest. Une solution accessible librement, pour améliorer la compensation et la prévention pour les travailleurs en situation de handicap.

En quoi consiste le poste de « référent handicap » ?
Le rôle du référent handicap est assez large, car il s’agit à la fois de déterminer une « politique handicap », de fixer des objectifs de recrutement, des objectifs de maintien dans l’emploi, d’échanger avec les organisations syndicales, de préparer éventuellement une convention avec le FIPHPH… et aussi d’assurer la sensibilisation autour du handicap auprès de l’ensemble des équipes ou des encadrants. C’est un poste très vaste.
Il y a un certain nombre de formations de grande qualité développées dans les universités, mais beaucoup de référents n’ont pas de formations ni de compétences au départ. Ce sont souvent des personnes désignées par l’entreprise sur la base du volontariat, face à un besoin. C’est pourquoi nous souhaitons faire monter le niveau de compétences de ces référents.
Il y a également beaucoup de référents qui n’exercent cette activité qu’à temps partiel. Une de nos préoccupations, c’est aussi de valoriser ce poste, pour qu’il serve vraiment ceux qui l’occupent et ne soit pas considéré comme une fonction « à part ».

A quoi servira la « boîte à outils du correspondant handicap » ?
La boîte à outils s’inscrit dans le cadre de nos Handi-Pactes ; ce sont des structures, que nous avons choisies dans chaque région pour organiser avec nous un réseau de référents handicap. Cela nous permet de nous rencontrer, d’échanger des expériences, d’apporter des formations… La boîte à outils, c’est donc une initiative locale, qui permet de regrouper les dispositifs existants. Elle s’inscrit dans le cadre la professionnalisation. On retrouve dedans plusieurs éléments.
Il y a tout d’abord « les essentiels », avec les outils de base comme notre catalogue des interventions. Il y a ensuite un catalogue des acteurs locaux, pour se repérer et savoir à qui faire appel dans quelle situation.
Ensuite il y a une autre partie sur le recrutement, avec des liens utiles, des conseils pour les entretiens, etc. Il y a également un chapitre sur la sensibilisation. C’est très important de communiquer pour les entreprises. Cela permet de faire se déclarer des personnes en situation de handicap, et ainsi d’augmenter le taux d’emploi tout en diminuant la contribution au FIPHPH. Mais cela permet également de mieux traiter les situations et de ne pas attendre qu’elles se dégradent.
Il y a aussi tout un chapitre sur le maintien dans l’emploi, avec une notion d’anticipation pour faciliter les démarches. Le dernier volet porte sur toute la partie administrative, avec notamment les documents pour définir l’Obligation d'emploi des travailleurs handicapés (OETH).

Nous sommes dans un domaine où il y a beaucoup de textes, qui sont parfois compliqués. L’idée c’est vraiment d’avoir un recueil de ressources qui permet d’aider les référents et à faire en sorte qu’ils n’aient pas à réinventer chaque fois leur métier.

Comment cette boite à outils devrait évoluer ?
Il est essentiel qu’elle soit mise à jour, notamment sur l’aspect des textes légaux. Les conseils, les avis pratiques, cela évolue moins. L’idéal c’est de la faire évoluer au fil de l’eau.
Notre rôle au FIPHFP, c’est essentiellement la compensation. Mais il faut noter que quand nous faisons de la compensation, nous faisons aussi quelque part de la prévention. Les dispositifs qui sont mis en place bénéficient à tous. Et la technique évolue aussi, donc nous devons garder un œil sur la prévention.