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Les conducteurs poids lourd en proie au manque d’attention, à la fatigue ou à la somnolence

MOBILITE ET SECURITE ROUTIERE || Mobilité et sécurité routière
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La Fondation Vinci Autoroutes vient de publier une étude sur le comportement au volant et la santé des conducteurs de poids lourds. Elle met en lumière différents facteurs de risques qui les concernent particulièrement.


L’étude commence par dire que les conducteurs de poids lourd interrogés sont plutôt satisfaits de leur vie professionnelle, qu’ils estiment que leur métier leur procure un sentiment de liberté et qu’ils apprécient le caractère indépendant de leur travail.

Mais elle poursuit très vite sur les situations que les conducteurs trouvent risquées. Il en ressort que c’est l’insertion entre deux camions qui se suivent qui est la situation à risque la plus fréquemment citée (62%), devant une queue de poisson (54%), un dépassement suivi d’une vitesse réduite devant le poids lourd (41%) et un freinage brusque devant le poids lourd (39%).

L’étude montre également que les conducteurs de poids lourd sont très connectés et, lorsqu’ils sont au volant, ils ont un usage intensif des outils connectés qui devient une source de distraction importante :

  • 83% téléphonent en conduisant avec un système Bluetooth (dont 60% souvent et très souvent) ;
  • 67% programment ou règlent la radio ou le GPS en conduisant (dont 16% souvent ou très souvent) ;
  • 27% envoient des SMS ou surfent sur internet (dont 4% souvent ou très souvent) ;
  •  26% téléphonent sans kit mains-libres (dont 2% à le faire souvent ou très souvent).

Près d’un conducteur de poids lourd sur 2 (49%) déclare avoir roulé sur les bandes rugueuses en bordure des voies au cours de l’année précédant l’enquête, et explique ces franchissements en premier lieu par l’inattention liée à l’usage du téléphone ou du GPS (45%), par la somnolence mais aussi par la volonté de se guider par le bruit lorsqu’ils franchissent des bandes. Ils sont d’ailleurs 82% à estimer que les bandes rugueuses les ont aidés à reprendre une trajectoire normale, et 49% à considérer qu’elles les ont réveillés.

Plus globalement, l’étude fait apparaitre que les conducteurs sujets à un déficit de l’attention ou à un risque d’endormissement ont effectivement eu plus d’accidents. 

Pour information, cette enquête a été menée auprès de 515 conducteurs de 18 nationalités différentes - dont 55% de Français - interrogés sur plusieurs aires d’autoroutes par Patricia Delhomme, Directrice de recherche au Laboratoire de psychologie et d'ergonomie appliquées de l’Université Gustave Eiffel et par Loïc Josseran, Professeur de santé publique, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Hôpital Raymond Poincaré de Garches (AP-HP).

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