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Les salariés français en difficulté avec les conduites addictives

addiction au travail

44 % des salariés déclarent comme fréquentes les pratiques addictives au travail, selon les résultats d'une étude parue cette semaine.


A l’occasion de la 1ère édition des Rencontres de l’Addictologie, le 12 novembre à Paris, GAE Conseil (cabinet conseil indépendant spécialiste de la prévention des pratiques addictives en milieux professionnels) dévoile les résultats exclusifs d’un sondage ELABE relatif au regard que portent les salariés français sur les addictions en milieux professionnels.

44 % des salariés français estiment fréquentes les pratiques addictives dans leur milieu professionnel. Il apparait que l’âge influence la perception du niveau d’exposition à ces risques en milieu professionnel. D’un côté, les salariés de plus de 50 ans, les estiment moins fréquentes (37%) ; tandis que les moins de 50 ans les jugent plus fréquentes (46 % des 15-24 ans et des 25-49 ans).
Les salariés les plus jeunes sont potentiellement les plus exposés aux pratiques addictives ; c’est chez eux que l’on retrouve statistiquement le plus de consommateurs de produits psychoactifs. Ce niveau d’exposition et de consommation engendre donc une connaissance et une reconnaissance
du sujet plus importantes que chez des salariés plus âgés avec une expérience et un rapport à ce sujet différent ce qui explique cette corrélation entre des facteurs d’âge et d’exposition.

Enfin, si l’on prend en compte la situation financière des salariés, les écarts sont davantage liés à une exposition directe aux pratiques addictives, et non à une question de représentation. Ce sont ainsi 53 % des salariés déclarant se restreindre pour finir leurs fins de mois qui estiment fréquentes les pratiques addictives dans leur milieu professionnel, contre 40 % pour les salariés les plus aisés.

Dans l’hypothèse où ils seraient confrontés à une situation liée à une addiction, 70 % des salariés se déclarent mal informés sur la manière d’aborder le sujet avec le collègue ou collaborateur concerné. Ce manque d’information touche l’ensemble des catégories d’âge et des catégories socio-professionnelles salariées. Par ailleurs, plus la taille de l’entreprise augmente et plus ce sentiment de manque d’information est répandu : il est supérieur à 75 % chez les salariés d’entreprises de 1 000 salariés et plus, alors qu’il est de 64 % dans les petites et moyennes entreprises (10 à 249 salariés).   

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